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Les Vêpres siciliennes

Compositeur: Verdi Giuseppe

Аirs (partitions pour voix et piano):

Guy de Montfort (Guido di Monforte) (Baryton)

Au sein de la puissance (In braccio alle dovizie)

Henri (Arrigo) (Ténor)

Le brise souffle au loin (La brezza aleggia intorno)O jour de peine (Giorno di pianto)

Jean Procida (Giovanni da Procida) (Basse)

Dans l'ombre et la silence (Nell'ombra e nel silenzio)Et toi, Palerme (O tu Palermo)

La Duchesse Hélène (La Duchessa Elena) (Soprano)

Merci, jeunes amies (Mercé, dilette amiche)Viens à nous, Dieu tutelaire (Deh! tu calma, o Dio possente)

Partition vocale

Bolero: Il don m'è grato e pregio PDF 3Mb

Partitions d'orchestre

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OvertureA te ciel natioQual s'offre al mio sguardoO di fatal giorno di duol (Danieli, Elena, Ninette)In alto mare e battuto (Elena, Ninette, Danieli)Viens à nous, Dieu tutelaire (Deh! tu calma, o Dio possente). La Duchesse Hélène (La Duchessa Elena)Coragio su coraggio (Elena, Ninette, Danieli)D'ira fremo all aspetto tremendo (Elena, Ninette, Danieli)O donna o ciel chi miro (Arrigo, Elena, Ninette)Ebben? Non mi respondi tu? (Arrigo)Qual e il tuo nome (Arrigo)Ah fuggi! io tel ripeto! (Arrigo)O patria o cara patriaO tu PalermoAi nostri fidi nunzioNell ombra e nel silenzioSanto amor che in me favelliMiei fidi amici alfine (Elena, Arrigo)Ah! da tue luci angeliche (Arrigo)Presso alla tomba ch'apresi (Elena, Arrigo)Cavalier questo foglio (Arrigo, Elena)Le vaghe spose afféViva la guerra viva l'amorIl rossor mi copri (Danieli)Per lui non ebbi oltraggio (Elena, Danieli)Ah! troppo gia favello (Danieli, Elena)Del piacer s'avanza l'ora! (Elena, Danieli)Si m'aborriva ed a ragionIn braccio alle dovizieSogno o son desto (Arrigo)Quando al mio sen per te parlava (Arrigo)Ma che fuggi il mio sguardo (Arrigo)Parole fatale (Arrigo)Ombra diletta che in ciel (Arrigo)Ballet I WinterBallet II SpringBallet III SummerBallet IV AutumnO splendide feste (Arrigo, Elena)Di tai piacer per te novelli (Arrigo)Colpo orrende inaspetato (Elena, Danieli, Arrigo)O patria (Elena, Danieli, Arrigo)E di Monforte il cenno (Arrigo)Giorno di pianto (Arrigo)O sdegni tacete (Arrigo, Elena)Volgi il guardo a me sereno Arrigo (Arrigo, Elena)Arrigo ah parli a un core (Elena, Arrigo)E dolce raggio (Arrigo, Elena)Amica man sollievo al martir (Arrigo, Elena)Addio mia patria invendicato (Arrigo, Elena)De profundis clamavi (Elena, Arrigo)Ministro di morte arresta (Elena, Arrigo)Si celebri alfine tra cantiMerce dilette amiche (Elena)La brezza aleggia intorno (Arrigo)Al tuo cor generoso (Elena)Ecco per l'aura spiegasi (Arrigo, Elena)In fra noi due si oppone (Elena, Arrigo)M'ingannasti, o traditrice (Elena, Arrigo)Deh! vieni il mio mortale (Arrigo, Elena)
Wikipedia
Version italienne :
Les Vêpres siciliennes est un grand opéra en cinq actes de Giuseppe Verdi, sur un livret d'Eugène Scribe et Charles Duveyrier créé le 13 juin 1855 à l'Opéra de Paris salle Le Peletier.
Dans les années 1830, se développe en France sous l'impulsion de compositeurs tels que Giacomo Meyerbeer et Jacques Fromental Halévy le genre du « grand opéra » : œuvres en quatre ou cinq actes, avec distribution et orchestre de grande envergure, ballet, décors et effets de scène spectaculaires, basées sur des intrigues d'origine historique.
En 1852, un contrat est signé entre Verdi, qui vient de remporter un immense succès en Italie avec son Rigoletto d'après Victor Hugo, et l'Opéra de Paris, alors même que la mode est un peu passée. C'est le premier opéra en français de Verdi, si l'on ne tient en compte Jérusalem, qui est une version fortement remaniée des Lombards. Le livret, confié au plus grand dramaturge français de son époque, Eugène Scribe, ne plaît pas à Verdi qui met du temps à le mettre en musique, Scribe refusant toute modification.
Les répétitions sont également marquées par l'absence de la chanteuse principale, Sophie Cruvelli, plus occupée par sa vie privée que par sa carrière. Verdi écrit à son collaborateur Francesco Maria Piave : « La Cruvelli s'est enfuie !!! Où ? Le diable seul le sait. Au début, la nouvelle m'a quelque peu ennuyé mais maintenant je ris sous cape. […] Cette disparition me donne le droit de résilier mon contrat et je n'ai pas laissé échapper l'occasion ; je l'ai officiellement demandé. » Bien que se plaignant de la mauvaise volonté de Scribe et de l'ambiance délétère des répétitions, Verdi essuie toutefois un refus de la part de François-Louis Crosnier, alors administrateur du Théâtre impérial de l'Opéra, et continue son travail.
L'opéra est créé le 13 juin suivant, salle Le Peletier, en présence de Napoléon III, de l'impératrice Eugénie et du duc de Porto.
L'action, inspirée d'un évènement historique, se situe à Palerme en mars 1282, durant les fêtes de Pâques.
La duchesse Hélène, dont le frère a été condamné à mort, est contrainte par un soldat français à chanter. Celle-ci, avec son chant excite la haine des Siciliens contre les Français. Montfort, le gouverneur, intervient et calme tout le monde. Arrive Arrigo, qui vient juste d'être gracié. Ignorant que Montfort est présent, il se met à l'insulter. Le gouverneur demande à tout le monde de partir afin de rester seul avec le jeune imprudent. Il lui demande son nom mais celui-ci refuse puis il tente de l'acheter en lui offrant un grade dans son armée et essuie un nouveau refus. Montfort interdit alors à Arrigo de parler avec la duchesse : celui-ci, à nouveau, brave l'interdit.
Dans une vallée proche de Palerme, se rencontrent Arrigo, Hélène et Procida, arrivés clandestinement. Celui-ci annonce le soutien de Pierre d'Aragon en cas de début d'insurrection. Arrigo déclare son amour à la duchesse qui l'accepte à condition qu'il venge son frère. Arrigo reçoit une invitation de la part de Montfort et la refuse. Ce refus entraîne son arrestation et les Siciliens jurent de le venger. En outre, l'enlèvement des femmes par les soldats français ne fait qu'accentuer la haine de ceux-ci.
Montfort, dans son cabinet, relit une lettre de la mère d'Arrigo, exécutée depuis dix mois, dont il apprend être le père d'Arrigo. Arrigo arrive et apprend la vérité concernant son père, qu'il croyait en exil. Il refuse de le reconnaître comme son père. Le soir, un bal masqué a lieu et parmi les danseurs, Arrigo reconnaît Procida et Hélène, venus le délivrer et tuer Montfort. Arrigo empêche ses amis de le faire, au moment où Hélène sort sa dague. Les conjurés sont arrêtés.
Procida et Hélène sont déportés à la forteresse, Arrigo les rejoint pour tenter de se disculper. S'il y arrive auprès d'Hélène qui lui conserve son amour, l'annonce de son lien de parenté avec Monfort, ruine les espoirs de Procida qui a reçu la nouvelle de l'arrivée des armes. Monfort arrive pour annoncer l'arrivée du bourreau et fait le chantage suivant à Arrigo : soit celui-ci le connait publiquement comme son père, soit ses amis sont exécutés. Celui-ci finit par céder et Monfort annonce les noces entre Arrigo et la duchesse. Celle-ci hésite à accepter mais Procida l'incite à le faire.
Dans les jardins du palais, se prépare la fête pour le mariage. Procida retrouve Hélène et lui annonce que, dès que les cloches sonneront, l'insurrection commencera. Elle retire sa parole au grand désespoir d'Arrigo. Montfort arrive et ordonne que le mariage ait lieu. Les cloches sonnent et les Français sont massacrés.
La création à l'Opéra à Paris connaît un grand succès. Berlioz, entre autres, évoque « la majesté souveraine de la musique ». L’œuvre est représentée soixante-deux fois.
Verdi entreprend rapidement de faire adapter son opéra en italien, afin de le rendre plus « exportable ». Une première version due au poète Arnaldo Fusinato est créée le 26 décembre 1855 au Teatro Regio de Parme puis au Teatro Regio de Turin sous le titre Giovanna di Guzman (parfois Giovanna de Guzman ou Giovanna di Gusman), l'action étant transposée en 1640 au Portugal sous occupation espagnole afin d'éviter la censure.
La distribution est la suivante :
Dotée d'un nouveau livret d'Enrico Caimi, l’œuvre est reprise le 4 février 1856 à la Scala de Milan. Elle portera également les titres de Batilde di Turenna (pour sa création au Teatro San Carlo de Naples en 1857), Giovanna di Braganza et Giovanna di Sicilia avant de retrouver son titre original italianisé, I vespri siciliani, à l'indépendance de l'Italie en 1861.
La première représentation des Vêpres en italien à l'Opéra Garnier a lieu le 9 avril 1974. Prévue initialement le 3 avril, elle fut annulée à la suite de la mort du président Georges Pompidou.