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Jean-Baptiste Lully

Opéras:

Achille et PolyxèneAcis et GalatéeAlceste ou le Triomphe d'AlcideAmadisArmideAtysBallet d'Alcidiane, LWV 9Ballet des Arts, LWV 18BellérophonCadmus et HermioneGeorge Dandin ou le Mari confonduIsisLa grotte de Versailles, LWV 39La Princesse d'ÉlideL'Amour médecinLe carnaval, LWV 36Les fêtes de l'Amour et de Bacchus, LWV 47Les jeux pithiens, LWV 42Les plaisirs de l'île enchantée, LWV 22Monsieur de PourceaugnacPerséePhaëtonProserpinePsychéPsyché, LWV 45RolandThésée

Аirs:

Amour, que veux-tu de moi?. Arcabonne. Amadis
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Jean-Baptiste Lully (ou Giovanni Battista Lulli en italien) né à Florence le 28 novembre 1632 et mort à Paris le 22 mars 1687, est un compositeur et violoniste de la période baroque, d'origine italienne, actif en France sous le règne de Louis XIV. Naturalisé français 1661, il est nommé, la même année, surintendant de la musique du roi et l'année suivante maître de musique de la famille royale.
Par ses dons de musicien et d'organisateur comme de courtisan, voire d'intrigant, Lully domine la vie musicale en France à l'époque du Louis XIV Roi-Soleil. Il conçoit et organise plusieurs formes de musique : la tragédie en musique, le grand motet, l'ouverture à la française. Son influence s'exerce sur toute la musique européenne contemporaine. Des compositeurs éminents tels Henry Purcell, Georg Friedrich Haendel, Jean-Sébastien Bach ou Jean-Philippe Rameau lui sont redevables.
Fils du meunier Lorenzo Lulli et de Caterina del Sera, elle-même fille d'un meunier, Jean-Baptiste Lully naît le 28 novembre 1632 à Florence, dans le quartier du Borgo Ognissanti, non loin de l'Arno. Il est baptisé le lendemain en l'église Santa Lucia sul Prato. Ses parrain et marraine sont Antonio Comparini et Maddalena Bellieri. Son frère et sa sœur meurent prématurément : Verginio en 1638, à 17 ans (né en 1621), et Margherita en 1639.
Vers 1645, il est remarqué par Roger de Lorraine, chevalier de Guise. Arrivé en France l'année suivante, il entre à quatorze ans comme garçon de chambre chez la nièce du chevalier, la duchesse de Montpensier, dite « la Grande Mademoiselle », qui désire parfaire ses connaissances en italien. Mais le trouvant laid, elle l'envoie en cuisine.
La duchesse entretient un petit orchestre privé dont les six violons donnent de nombreux concerts. Lulli apprend ainsi le violon, le clavecin, la théorie et la composition musicales. Peut-être reçoit-il des leçons de Nicolas Métru ou des organistes Nicolas Gigault et François Roberday. Il se montre par ailleurs excellent danseur. Ses talents enfin reconnus, il crée pour sa protectrice la « Compagnie des violons de Mademoiselle ». Elle en tire une grande fierté car ils jouent mieux que ceux du roi.
En 1652, après la Fronde et la disgrâce de sa turbulente cousine, Louis XIV engage Lulli dans la Grande Bande des Violons du Roi, composée de 24 instruments. En 1653, Lulli danse avec le monarque dans le Ballet royal de la nuit. Il obtient rapidement la direction d'un nouvel ensemble, La Bande des Petits Violons. En 1659, il triomphe avec le Ballet d'Alcidiane. Sa réputation est consacrée et il devient premier compositeur de la Cour.
Courtisan habile jusqu'à l'opportunisme, et homme d'affaires avisé, il s'assure la protection du roi. Il devient compositeur de la chambre puis surintendant de la musique royale. Il écrit un ballet allégorique où le Soleil, brillant au centre de l'univers, se trouve entouré de planètes comme Louis XIV l'est de ses ministres.
Il est naturalisé français en 1661 et son nom s'orthographie Lully. Le 24 juillet 1662, il épouse à Paris, en l'église Saint-Eustache, Madeleine Lambert (1643-1720), fille de Michel Lambert et de Gabrielle Dupuy. De cette union naitront six enfants :
À partir de 1664, Lully travaille régulièrement avec Molière, qui le surnomme le paillard. Il crée ainsi la comédie-ballet, sans cependant renoncer aux ballets de cour. Les pièces de Molière sont alors une combinaison de comédies, de ballets et de chants : L'Amour médecin en 1665, la Pastorale comique en 1667, George Dandin en 1668, Monsieur de Pourceaugnac en 1669, Le Bourgeois gentilhomme et sa turquerie en 1670. Jusqu'à cette date, Lully est l'intime du dramaturge. À ce titre, il participe à un banquet resté célèbre. Cette étroite collaboration cesse en mars 1672, quand Lully rachète le privilège accordé en 1669 à Perrin, de l'Académie d'Opéra. Il obtient des lettres patentes interdisant à toute personne « de faire chanter aucune pièce entière en France, soit en vers françois ou autres langues, sans la permission par écrit dudit sieur Lully, à peine de dix mille livres d'amende, et de confiscation des théâtres, machines, décorations, habits… ». L'Académie d'Opéra prend dès lors, et jusqu'à la Révolution, le nom d'Académie royale de musique. À la demande de Lully, un décret d'avril 1672 restreint davantage les libertés de représentation en limitant le nombre de musiciens des formations musicales parisiennes.
En 1673, Lully compose sa première tragédie en musique (tragédie lyrique), Cadmus et Hermione, sur un livret de Philippe Quinault qui devient son librettiste attitré. Comblé d'honneurs et de richesses, il produit près d'une tragédie par an. Grâce à son monopole, il éclipse tous les compositeurs dramatiques de son époque (Marc-Antoine Charpentier, André Campra, Louis-Nicolas Clérambault). En 1681, il devient secrétaire du roi. Sa carrière atteint son apogée.
Bisexuel, Lully entretient des relations intimes avec des femmes comme avec des hommes. Vu leurs rapports privilégiés, Louis XIV ferme tout d'abord les yeux sur sa conduite. Mais sous l'influence de Madame de Maintenon, il tolère de moins en moins l'homosexualité, nommée alors « vice italien ».
En 1685 éclate un scandale. Lully a noué une liaison avec un jeune page de la Chapelle nommé Brunet. Le compositeur perd alors de son crédit auprès du roi. Ce dernier n'assiste pas aux représentations d’Armide en 1686. Quand Lully compose sa dernière œuvre Acis et Galatée, une pastorale en forme d'opéra, c'est au château d'Anet, devant le fils du roi, que l'œuvre est jouée le 6 septembre 1686.
Le 8 janvier 1687, son Te Deum doit être chanté pour la guérison du roi atteint d'une fistule anale, avec 150 musiciens. Lors d'une des répétitions, Lully s'emporte contre ses musiciens et se blesse un orteil avec le lourd bâton de direction dont on frappe alors le sol pour battre la mesure. Sa jambe ne tarde pas à s'infecter. Mais, danseur, il refuse l'amputation. La gangrène se propage au reste du corps et infecte en grande partie le cerveau.
Il meurt peu après, le 22 mars 1687, « âgé de 55 ans ou environ, dans sa maison parisienne située rue de la Magdelaine ».
Son corps est transporté chez les religieux Augustins déchaussés (les Petits Pères) puis, selon ses dernières volontés, enseveli à l'église Notre-Dame-des-Victoires. Son épouse y achète la chapelle Saint-Nicolas-de-Tolentin au prix de 3 000 livres.
Dans cette sépulture seront inhumés plusieurs membres de la famille Lully-Lambert :
En janvier 1796, le tombeau de Lully est transféré au musée des Monuments français. Restitué par décision du préfet de la Seine Gaspard de Chabrol du 15 mars 1817, il est placé dans la chapelle Saint-Jean-Baptiste de l'église Notre-Dame-des-Victoires, avec quelques modifications. En 1871, pendant la Commune de Paris, l'église est pillée. Ses tombeaux, dont ceux de la famille Lully, sont profanés et vidés. Les Communards ont appris que le curé de l'église a caché des objets de valeur dans la sépulture du musicien.
Le cénotaphe de Lully se trouve toujours dans la basilique Notre-Dame-des-Victoires. Il est placé au-dessus du cintre de la travée située entre les chapelles Saint-Jean et de l'Enfant-Jésus. C’est un sarcophage de marbre noir que surmonte un buste en bronze modelé par Antoine Coysevox, accosté de deux pleureurs sculptés par Cotton. Au-dessous du buste veillent deux génies représentant la « Musique profane » et la « Musique sacrée ». De l’autre côté de la travée, sur la paroi opposée de la chapelle voisine, un buste en marbre blanc complète le mausolée.
Lorsque Lully crée son orchestre, il en fait le premier d’Europe pour la discipline et le rythme. Il fait travailler lui-même chanteurs et danseurs et règle son théâtre jusqu’au moindre détail.
Cette volonté organisatrice se manifeste dans son œuvre. Le Cerf de La Viéville rapporte que Lully « allait se former sur les tons de la Champmeslé ». Il désire avant tout imiter autant que possible la déclamation des grands acteurs du XVII siècle, qui s’appliquent surtout à respecter scrupuleusement la prosodie. Aussi a-t-il soin non seulement de placer toujours une note longue sur une syllabe accentuée ou une note courte sur une syllabe non accentuée, mais encore de marquer un arrêt à la césure et à la rime. Mais où Lully excelle, c’est dans la musique descriptive, trait d’un artiste intellectuel. À cet égard, son air du sommeil dans Armide (« Plus j'observe ces lieux ») touche au chef-d’œuvre.
Lully a joué un rôle considérable dans l’histoire de la musique instrumentale. C’est de lui que date l’orchestre moderne, avec son équilibre bien établi de sonorités ayant pour centre de gravité un quintette d'instruments à cordes :
Le catalogue des 119 œuvres de Lully a été réalisé par Herbert Schneider (de). Les œuvres, classées par ordre chronologique, sont désignées par les lettres LWV (Lully Werke Verzeichnis) suivies d'un numéro de 1 à 80. La tragédie lyrique Armide est ainsi désignée par LWV 71.
LWV45 - Psyché (1671) - Textes par Molière, Pierre Corneille et Quinault
LWV73 - Acis et Galatée (1686) - Livret de Campistron
C'est principalement pour sa contribution à la musique religieuse et à la musique de scène que Lully nous est connu. Il restera dans l'histoire comme le véritable créateur de l'opéra français. Il composa 14 tragédies lyriques dont les plus belles sont peut-être Thésée (1675), Atys (1676), Phaéton (1683) et son chef-d'œuvre Armide (1686). À l'aise aussi bien à l'église qu'au théâtre, il est l'auteur de plus de 20 grands motets, dont le fameux Te Deum de 1677, ainsi que de 11 petits motets d'un style plus italianisant.
Admiré par les musiciens de son temps, il fut joué sans discontinuer jusqu'à la Révolution de 1789, et son influence fut immense en France sur des compositeurs comme François Couperin, Marin Marais, Jean Ferry Rebel, Jean-Philippe Rameau, mais aussi dans l'Europe entière. Les gardiens de sa tradition alimentèrent en 1733 ce que l'on appela la Querelle des Lullystes et des Ramistes. Certains de ses élèves contribuèrent au rayonnement de son style en dehors de la France : dans les pays germaniques Georg Muffat (qui a d'ailleurs décrit dans les préfaces de ses éditions les pratiques de Lully pour l'instrumentation, l'ornementation, les coups d'archet et la discipline de l'orchestre), Johann Sigismund Kusser (qui portait en France le nom de Cousser), Johann Caspar Ferdinand Fischer et les italiens Vincenzo Albrici et Agostino Steffani.
Lully a également eu une influence considérable sur les compositeurs d'opéra de la fin du XVIII siècle, surtout à l'occasion de la « réforme » de l'opéra qui a consisté à supprimer ce que l'on considérait alors comme un vocalisme excessif nuisant à l'efficacité théâtrale. C'est ainsi qu'en écrivant Roland et Atys, Piccinni (le deuxième Italien après Lully à devenir compositeur pour l'opéra royal) a utilisé des livrets de Quinault révisés par Marmontel). De la même façon, Gluck et Tommaso Traetta ont écrit Armide sur le livret de Quinault. En somme, Lully, qui estimait qu'il fallait chanter ses opéras comme la Champmeslé déclamait à la Comédie-Française, semble avoir créé, bien plus que Wagner, l'idéal du drame en musique — la « tragédie en musique », comme il l'appelait d'ailleurs .
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