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Antonio Caldara

Opéras:

Adriano in SiriaAndromacaEuristeoGianguirGioas re di GiudaGionataI due dittatoriIfigenia in AulideIl BatistaLa constanza in amor vince l'ingannoLa verità nell'ingannoMaddalena ai piedi di CristoNitocriOrmisda, re di PersiaSanta FermaSiritaTemistocleVenceslao

Cantates:

A voi, luci adorateAh ingrato pastorelloAhi qual sembianza è quellaAl bel pianto di NiceArda il mio petto amanteAstri di quel bel visoAtalipa e Doriene fratelli indianiCantate da camera a' voce sola, Op.3Che diteChe prodigioCome raggio di solDi queste ombrose selveD'improvvisoDolce sonno, tu spiegastiÈ qual chosaE quando mai cor mioÈ un martirio della costanzaEcclisseFamaFarfalletta sconsigliata che ti giovaGermana, il dì che splendeIl giuoco del quadriglioIl PolifemoIn questi ameni colliInnocente cor mioIo crudele?Io soffrirò tacendoLa rosaLa virtùL'amante poveroLegge pria di non amantiNon v'è pena ne l'amoreOcchi, che vi diròPer comando del mio beneQuegli occhi vezzosi pietosiRisoluto son già tiranno amoreScorrea presso un ruscelloSe bene a me non pensiSei vinto o ingiusto amorSenti, Filli incostanteSoffri mio caro AlcinoSotto il bel di fiori e frondeStanco del grave in carcoTiranne del mio corTitano all'InfernoVersai delle pupille lagrime a milleVi perdei o luci belleVicino a un rivolettoVoi che tanto splendore
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Antonio Caldara (Venise, 1670 – Vienne, 28 décembre 1736) est un chanteur, violoncelliste et compositeur italien de musique baroque de la fin du XVII siècle et du début du XVIII siècle.
Considéré au XVIII siècle comme le plus grand compositeur italien, Caldara influence directement, de son vivant, Jean-Sébastien Bach, Heinichen et Telemann et, à travers son élève Georg von Reutter, Joseph Haydn et la formation du classicisme viennois.
Antonio Caldara est issu d'une famille de musiciens. Son premier maître est son père, Giuseppe, qui est violoniste. Il apprend la viole de gambe, puis le violoncelle. À partir de onze ans, il étudie la composition sous la direction de Giovanni Legrenzi à la maîtrise de la basilique Saint-Marc où il est alto. Âgé de 19 ans, il présente son premier opéra, L’Argene (1689) au teatro Ai Saloni et au moins trois autres suivent en moins de dix ans. De petites pièces vocales ou instrumentales sont publiées à Venise et notamment ses 12 sonate a tre, opus 1 (1693 chez Giuseppe Sala, republiées à Amsterdam en 1698 et de nouveau à Venise en 1699) et sonate da camera, opus 2 (Sala, 1699). Sur la page de titre, Caldara se désigne comme musicien au violoncelle, ce qui indique son statut de virtuose, en poste à la basilique Saint-Marc dès 1693, et ce, jusqu'en 1700.
Jusqu'en 1707, il est engagé par le duc de Mantoue, Ferdinand-Charles de Gonzague, en tant que maître de chapelle, tout en continuant à composer pour l'opéra : Farnace, Il Selvaggio Eroe, Partenope. Il fait de nombreux voyages en Italie et à l'étranger : en 1708, à Rome, il rencontre Alessandro Scarlatti, Arcangelo Corelli, Bernardo Pasquini, Cesarini, ainsi que Georg Friedrich Haendel qui séjourne en Italie à cette époque.
Il se rend à Barcelone en Espagne, appelé par l'empereur Charles VI de Habsbourg (le père de Marie-Thérèse) de 1708 à 1709 et grand amateur de musique ; il y écrit et fait représenter les premiers opéras italiens dans ce pays, Atenaide (1709) et Il più Bel Nome (Madrid, 1709). Quand le souverain retourne à Vienne, il le suit, au service de la cour, ponctué de séjours en Italie, à Bologne (L’Inimico generoso, 1709) et Rome où il est maître de chapelle du marquis Francesco Maria Ruspoli. Sa production consiste en de nombreuses cantates de chambre (environ 200) pour différents effectifs et quelques opéras. Il se marie avec la contralto Caterina Petrolli, en mai 1711.
Il quitte l'Italie pour s'établir définitivement en Autriche en 1716. Il est vice-maître de chapelle à la cour impériale (nommé le 1 janvier 1717 mais avec effet rétroactif depuis avril 1716), sous la direction de Johann Joseph Fux, le remplaçant en 1723. Il présente quelques cantates ou oratorios et jusqu'à trois opéras par an dès 1727, en raison de l'état de santé de Francesco Conti qui assumait l'essentiel de la responsabilité à la scène.
Sa production est importante (plus de 3 000 œuvres) dans tous les domaines et formes musicales : musique religieuse (messes, cantates, motets, 32 oratorios), instrumentale (symphonies, 16 sonates pour violoncelle de 1735) et lyrique (87 opéras, des madrigaux, 300 canons), etc. Son œuvre a influencé l'école de Mannheim, ainsi que Haydn et Mozart.
Son style peut rappeler celui de Corelli du point de vue instrumental, celui d'Andrea et Giovanni Gabrieli pour le style polychoral, mais s'apparente plus au style intérieur caractéristique de l'Europe centrale que de la musique italienne.
Sources.