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Aria: E fra quest'ansie in eterno vivrai!

Compositeur: Leoncavallo Ruggero

Opéra: Pagliacci

Rôle: (Baryton)

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Iddio da l'alto soglio. Giorgio. Chatterton. LeoncavalloAscolta el canto mio che ti falvella. Lorenzo de Medici. I Medici. LeoncavalloDa lunga pezza I medici braman, diceste. Lorenzo de Medici. I Medici. LeoncavalloSi puo?. Tonio. Pagliacci. LeoncavalloBuona Zazà. Cascart. Zaza. LeoncavalloZazà, piccola zingara. Cascart. Zaza. LeoncavalloLargo al factotum. Figaro. Le Barbier de Séville. RossiniCome Paride vezzoso. Belcore. L'elisir d'amore. DonizettiSe vuol ballare signor Contino. Figaro. Les Noces de Figaro. MozartTra caligini profonde. Zoroastro. Orlando. Haendel
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Pagliacci (Paillasse en français) est un opéra italien en deux actes de Ruggero Leoncavallo, créé le 21 mai 1892 au Teatro Dal Verme à Milan.
Pagliacci s'est rendu célèbre par la mise en abyme de son action dramatique, ainsi que par son manifeste — exposé par l'un des personnages lors d'un Prologue, dans lequel l'auteur appelle à rapprocher fiction et réalité, jusqu'à ne plus savoir distinguer l'une de l'autre. Servi par une musique passionnée et un sens aigu du drame, il illustre parfaitement l'esthétique vériste, fondée sur l'évocation réaliste et directe de « tranches de vie ». Il précède en cela certains aspects de l'œuvre de Giacomo Puccini, que l'on associe souvent au vérisme, qui en a subi l'influence, mais en le dépassant.
Réactualisant la question du paradoxe sur le comédien, qu'illustre le fameux air Vesti la giubba (« Mets la veste ») dans lequel Canio, en plein désarroi juste avant la représentation fatale, exhorte son propre personnage à paraître joyeux sur scène (« Ridi, Pagliaccio, e ognun applaudirà ! »), le rôle a été particulièrement prisé par de célèbres ténors, dont un des plus marquants fut au début du XX siècle Enrico Caruso.
En raison de sa brièveté (environ 70 minutes) et d'une relative parenté, plus littéraire que musicale, il est souvent associé à un autre opéra vériste composé deux ans auparavant : Cavalleria rusticana de Pietro Mascagni (1890).
La scène se passe dans un village de Calabre, un après-midi de 15 août.
Selon Leoncavallo lui-même, l'histoire serait inspirée d'un fait divers que le père de l'auteur aurait eu à juger : au cours d'une représentation de commedia dell'arte donnée dans un village de Calabre par une troupe de théâtre ambulant, le comédien Canio, mélangeant l'action de la pièce et la vie réelle, tue sa femme Nedda et l'amant de celle-ci, sous les applaudissements des spectateurs qui ne comprennent que trop tard le télescopage entre le jeu et la réalité.