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Aria: Ich hab's wie Feuer in der Brust

Compositeur: Strauss Richard

Opéra: Elektra

Rôle: Chrysothemis (Soprano)

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Ich kann nicht sitzen und ins Dunkel starren wie du.

Ich hab's wie Feuer in der Brust,
es treibt mich immerfort herum im Haus,
in keiner Kammer leidet's mich, ich muss
von einer Schwelle auf die andre, ach!
treppauf, treppab, mir ist, als rief' es mich,
und komm ich hin, so stiert ein leeres Zimmer
mich an. Ich habe soche Angst, mir zittern
die Knie bei Tag und Nacht, mir ist die Kehle
wie zugeschnürt, ich kann nicht einmal weinen,
wie Stein ist Alles! Schwester, hab Erbarmen!

Du bist es, die mit Eisenklammern
mich an den Boden schmiedet. Wärst nicht du,
sie liessen uns hinaus. Wär nicht dein Hass,
dein schlafloses, unbändiges Gemüt,
vor dem sie zittern, ah, so liessen sie
uns ja heraus aus diesem Kerker, Schwester!
Ich will heraus! Ich will nicht jede Nacht
bis an den Tod hier schlafen! Eh ich sterbe,
will ich auch leben! Kinder will ich haben,
bevor mein Leib verwelkt, und wärs ein Bauer,
dem sie mich geben, Kinder will ich ihm
gebären und mit meinem Leib sie wärmen
in kalten Nächten, wenn der Sturm die Hütte
zusammenschüttelt!
Hörst du mich an? Sprich zu mir, Schwester!

Hab Mitleid mit der selber und mit mir!
Wem frommt denn solche Qual?
Der Vater, der ist tot. Der Bruder kommt nicht heim.
Immer sitzen wir auf der Stange
wie angehängte Vögel, wenden links
und rechts den Kopf und niemand kommt kein Bruder --
kein Bote von dem Bruder, nicht der Bote
von einem Boten. Nichts -- Mit Messern
gräbt Tag um Tag in dein und mein Gesicht
sein Mal und draussen geht die Sonne auf
und ab, und Frauen, die ich schlank gekannt hab',
sind schwer von Segen, mühn sich zum Brunnen
heben kaum die Eimer, und auf einmal
sind sie entbunden ihrer Last kommen
zum Brunnen wieder und aus ihnen selber
quillt süsser Trank und säugend hängt ein Leben
an ihnen, und die Kinder werden gross --
Nein, ich bin
ein Weib und will ein Weiberschicksal.
Viel lieber tot als leben und nicht leben.
Es gibt ein Reich. The Prima Donna/ Ariadne. Ariadne auf Naxos. StraussGroßmächtige Prinzessin…So war es mit Pagliazzo. Zerbinetta. Ariadne auf Naxos. StraussOrest! Orest! Orest!. Chrysothemis. Elektra. StraussAllein! Weh, ganz allein!. Elektra. Elektra. StraussWie stark du bist!. Elektra. Elektra. StraussChi t'intende? o cieca instabile!. Berenice. Berenice. HaendelO mio babbino caro. Lauretta. Gianni Schicchi. PucciniLascia ch'io pianga mia cruda sorte. Almirena. Rinaldo. HaendelCome scoglio immoto resta. Fiordiligi. Così fan tutte. MozartLes oiseaux dans la charmille (The Doll Song). Olympia. Les Contes d'Hoffmann. Offenbach
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Elektra (opus 58) est un opéra en un acte de Richard Strauss. Le livret a été écrit par Hugo von Hofmannsthal, d'après sa pièce de théâtre éponyme créée en 1903 : c'est le premier livret d'une série de six, produit de la collaboration fructueuse entre les deux artistes. Elektra est une réécriture pour un public contemporain de la pièce de Sophocle.
L'opéra est créé le 25 janvier 1909, sur une scénographie d'Alfred Roller au Königliches Opernhaus de Dresde.
La durée d'exécution varie d'1 heure 40 à 2 heures.
L'action se déroule à Mycènes après la guerre de Troie.
Après son retour de la guerre de Troie, Agamemnon est assassiné par sa femme Clytemnestre et son amant Égisthe. Électre, fille de Clytemnestre et d'Agamemnon, a emmené son jeune frère Oreste en sécurité à l'extérieur du pays.
C'est une œuvre pour un très grand orchestre, dans la tradition postromantique. Il s'agit de l'instrumentation la plus fournie qu'ait prescrite Strauss.
L'orchestration d'Elektra ressemble à celle du Ring de Richard Wagner, notamment dans les cuivres, avec la présence de 4 tubas wagnériens parmi les 8 cors, de la trompette basse ou encore du trombone contrebasse. Mais elle est surtout révolutionnaire dans la mesure où les alti et violoncelles sont divisés en sections. Richard Strauss a non seulement repris des instruments rares présents dans Salome comme le heckelphone, la petite clarinette en mi bémol ou encore le contrebasson, mais aussi ajouté de nouveaux instruments tels que les cuivres évoqués précédemment ou les cors de basset. Strauss emprunte également le procédé des « leitmotivs » à Wagner.
Ainsi, on retrouve des thèmes symbolisant Agamemnon (joué avec énergie dès la première mesure de l'opéra par les hautbois, les clarinettes, les cors, les trompettes et les cordes. En mode mineur, durant tout l'opéra, le motif est modulé en majeur à la fin de la pièce et repris de manière triomphale par les trompettes), Electre, Clytemnestre, Egiste (2 motifs qui semblent ridiculiser le personnage et être l'une des rares traces d'ironie dans l'œuvre), la mort présumée d'Oreste (d'abord en mode mineur, ce motif passe également en majeur et symbolise à partir de ce moment le triomphe du frère d'Electre sur leur mère et Egiste)…
L’atmosphère de cet opéra est le plus souvent empreinte de violence, inquiétante et la musique sombre, notamment lorsque Clytemnestre fait part de ses nuits agitées à Electre, quand Oreste arrive au palais, ou au moment où la meurtrière d'Agamemnon se fait assassiner par son fils. Seuls l'espoir de vengeance sur les meurtriers du roi de Mycènes et la fin de l'opéra sont matérialisés par des mélodies claires et grandioses. La plupart des interludes reliant les différentes scènes sont très impressionnants (arrivée de Clytemnestre notamment).