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Aria: Atchevo eta prezhde ne znala

Compositeur: Tchaïkovski Piotr Ilitch

Opéra: Iolanta

Rôle: Iolanta (Soprano)

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IOLANTA
Nyet, nichevo ne nado...
V samom dele ustala ja.
Narvite mne cvetov, ja budu ikh perebirat'
I zapakh prohladnykh,
nezhnykh lepestkov byt'
mozhet dast pokoj...
Vsju `etu noch' bez sna ja provela.

(Brigitta, Laura i
prisluzhnicy ukhodiat)

Neuzheli glaza dany za tem,
shtob tolko plakat'?
Skazhi mne, Marta!

Ariozo

(s bol'shim chuvstvom)

Otchego `eto prezhde ne znala
Ni toski ja ni gorja, ni slez,
I vse dni protekali, byvalo,
Sredi zvukov nebesnykh i roz?
Chut' uslyshu ja ptic shchebetan'e,
Chut' teplo ozhivit dalnij bor,
I vezde zazvuchit likovan'e,-
Ja vstupala v torzhestvennyj hor!
A teper' vse mne dnem navevaet
Neponjatnyj, glubokij uprek,
I ukory sud'be posylaet
Ptichek hor i shumiashchij potok.
Otchego `eto nochi molchan'e
I prokhlada mne stali milej?
Otchego ja kak budto rydan'ja
Slyshu tam, gde poet solovej,
Otchego?
Otchego skazhi?
Otchego? Otchego?
Skazhi, Marta?

Otets! kak pered bogom. Natalya. L'Opritchnik. TchaïkovskiVy, sonmy angelov nebesnykh. Joan of Arc. La Pucelle d'Orléans. TchaïkovskiPuskai pogibnu (Tatiana's Letter Scene). Tatiana. Eugène Onéguine. TchaïkovskiGde zhe ty, moy zhelannyy. Nastasya (Kuma). L'Enchanteresse. TchaïkovskiIsh' ty, kakaya V'yuga. Oksana. Les Souliers de la reine. TchaïkovskiDa, chas nastal!. Joan of Arc. La Pucelle d'Orléans. TchaïkovskiOtkuda eti slezy, zachem one?. Lisa. La Dame de pique. TchaïkovskiUtzh polnoch blizitsya... Ach, istomilas ja gorem (Lisa's Scene and Arioso). Lisa. La Dame de pique. TchaïkovskiUzhasnaya svershayetsya sud'ba. Agnès Sorel. La Pucelle d'Orléans. TchaïkovskiGlyanut' s Nizhnego. Nastasya (Kuma). L'Enchanteresse. Tchaïkovski
Wikipedia
Iolanta, op. 69 (en russe : Иоланта / Iolanta ; en orthographe précédant la réforme de 1917–1918 : Іоланта), également appelé Yolanta ou Yolanthe, est un opéra en un acte de Piotr Ilitch Tchaïkovski, sur un livret de Modeste Tchaïkovski, créé le 18 décembre 1892 au théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg.
Le 10 mai 1888, Piotr Ilitch Tchaïkovski assiste au théâtre Maly de Moscou à une représentation de Kong Renés Datter (« La Fille du roi René »), pièce en un acte du dramaturge danois Henrik Hertz créée en 1853 et que lui-même avait lue vers 1883. Très ému par la jeune actrice Elena Konstantinova Leshkovskaïa qui joue Iolanta, il décide d'adapter la pièce en opéra et charge son frère Modeste de rédiger le livret.
Début 1891, le directeur des Théâtres impériaux, Ivan Vsevolojski, lui demande de composer un ballet en deux actes (Casse-noisette) et un opéra en un acte pour le mois de décembre. C'est l'opportunité pour Tchaïkovski de proposer le sujet de Iolanta. Pendant l'année 1891, Tchaïkovski est invité aux États-Unis pour l'inauguration du Carnegie Hall, ce qui retarde considérablement la composition des deux œuvres au point de devoir repousser la date de la première représentation d'un an.
Après le grand projet qu'avait constitué son dernier opéra La Dame de pique, Tchaïkovski s'inquiétait d'un éventuel épuisement de son inspiration créatrice. Il commence la composition de Iolanta par le duo final en juin 1891 et, malgré ses inquiétudes, la termine en septembre, travaillant à l'orchestration de novembre à décembre.
Prévu pour être joué en première partie d'une soirée de gala, suivi du ballet Casse-noisette, l’œuvre est représentée pour la première fois le 18 décembre 1892 au théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg, sous la direction d'Eduard Nápravník, dans les décors de Mikhaïl Ilitch Botcharov.
Totalisant onze représentations, l'œuvre fut bien accueillie même si Tchaïkovski estima qu'il se répétait, la comparant notamment à son opéra L'Enchanteresse.
L'action se situe en Provence au XV siècle
La princesse Iolanta (Yolande), née aveugle, vit protégée du monde dans le château de son père, le roi René. Pour ne pas l'affliger, il impose que sa cécité lui soit cachée. La jeune fille jouit de la nature, du parfum des fleurs, des gazouillis des oiseaux et des chants de sa préceptrice et de ses amies. Rien ne lui manque.
Le roi demande au médecin maure de sa cour s'il existe un remède pour guérir sa fille. Le docteur informe qu'il faudrait que Iolanta se rende compte de sa cécité et désire voir pour être guérie. Le roi hésite à suivre ce conseil.
À l'occasion d'une partie de chasse, le duc Robert, promis de la princesse, et le chevalier Vaudémont se perdent et escaladent le mur qui mène au jardin de Iolanta, qu'ils rencontrent. Vaudémont en tombe immédiatement amoureux. Il demande à Iolanta de choisir pour lui une rose rouge, mais elle choisit deux fois une rose blanche. Vaudémont comprend alors qu'elle est aveugle et essaie de lui expliquer la couleur et la lumière. La princesse écoute émerveillée mais ne comprend pas la nécessité de voir, puisqu'elle ignore le sens de ce mot.
Le roi, arrivant sur les lieux, est d'abord furieux contre le chevalier qui a trahi le secret. Le médecin le rassure en lui disant que désormais consciente de son mal, la princesse peut guérir. Pour tromper la jeune fille, le roi menace de mort le chevalier, à moins que Iolanta ne guérisse. La princesse demande alors un remède au médecin, et sa volonté de guérir la délivre de la maladie. Le roi accepte de donner sa fille en mariage à Vaudémont, le duc Robert lui ayant révélé en aimer une autre.
Le compositeur russe s’est inspiré pour son œuvre d’un personnage qui n’est autre que Yolande d'Anjou, mère du Duc René II de Lorraine, d’après le roman La fille du Roi René, d’Henrik Hertz, traduit par Fyodor Miller et adapté par Vladimir Zotov.