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Aria: Piff, paff, pouff

Compositeur: Offenbach Jacques

Opéra: La Grande-duchesse de Gérolstein

Rôle: General Boum (Baryton)

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Dans les rôles d'amoureux langoureux. Councillor Lindorf. Les Contes d'Hoffmann. OffenbachDans une cave obscure. Charles-Simon Favart. Madame Favart. OffenbachJ'ai des yeux. Coppèlies. Les Contes d'Hoffmann. OffenbachJe t'apporte la délivrance. Père Mathieu. Le Violoneux. OffenbachLe violonneux du village c'est encor. Père Mathieu. Le Violoneux. OffenbachQuand du four on le retire. Charles-Simon Favart. Madame Favart. OffenbachC'est un métier difficile. Comte Oscar. Barbe-Bleue. OffenbachSi tu savais combine je t'aime. Golo. Geneviève de Brabant. OffenbachNous étions à Novare. Robert. La Fille du tambour-major. OffenbachNous courons tous après la gloire. Robert. La Fille du tambour-major. Offenbach
Wikipedia
La Grande-duchesse de Gérolstein est un opéra bouffe en trois actes et quatre tableaux de Jacques Offenbach, sur un livret d'Henri Meilhac et Ludovic Halévy, créé le 12 avril 1867 au théâtre des Variétés à Paris, durant l'Exposition universelle.
Dans une lettre du 22 juillet 1866, Jacques Offenbach écrit depuis Étretat à Ludovic Halévy, parlant du projet de La Grande-Duchesse de Gérolstein : « Il me faut (…) le 2ème acte des Variétés ; impossible d’y rien faire comme je l’ai ». L’ayant reçu, fin juillet 1866, toujours depuis Étretat, il écrit à ses deux librettistes un courrier assez cinglant détaillant les attentes qu'il a et les modifications qu'il souhaite voir.
Le 15 septembre 1866, Jacques Offenbach écrit à Ludovic Halévy : « Je suis très content, je te l’ai déjà dit, de vos vers ; il n’y a que le finale que je trouve maigre. D’abord, je vous ai demandé de me flanquer un peu d’angélus dans tout cela. Cela donne de la couleur, et puis peut-être, le chauffer d’une autre manière. Voyez cela. »
Le 24 novembre 1866, Le Figaro annonce la lecture avec les artistes des Variétés de la nouvelle pièce provisoirement nommée La Grande-Duchesse. Le 25 novembre 1866, ce même journal annonce que la pièce se répète sous le titre de La Chambre rouge.
Le 12 décembre 1866, Le Figaro annonce que Jacques Offenbach a livré la musique du 2 acte et qu’il part à Nice écrire le 3 acte pour revenir un mois plus tard pour « diriger les dernières répétitions de ce nouvel opéra-bouffe ».
Le 1 janvier 1867, Le Figaro annonce que la partition sera éditée par les éditeurs Brandus et Dufour.
Le 16 mars 1867, Le Figaro aiguise la curiosité de ses lecteurs en annonçant un défilé de 18 musiciens militaires engagés pour les premier et troisième actes et le recrutement de 72 figurants au lieu des 24 prévus. Un peu plus tard, le 24 mars 1867, le quotidien annonce que Jacques Offenbach a demandé 12 tambours au lieu de 3 pour son défilé, le numéro du 27 mars 1867 annonce qu’il n’en a obtenu que 4.
Enfin, dans ce même numéro du 16 mars 1867, Le Figaro fait l’éloge du finale du deuxième acte : « Il faut citer surtout certain carillon de ma grand’mère, chanté en solo, puis repris en chœur, avec accompagnement de trompettes, cloches, timbres, etc., qui est assurément une des productions les plus originales d’Offenbach, et qui fera sensation. »
Dans cette même rubrique du 16 mars 1867, Jules Valentin fait connaître les prétentions de José Dupuis, le créateur de Fritz, qui demande 30 000 francs pour « tenir tous les jours son rôle très chargé de musique dans la nouvelle pièce » (environ 650 000 euros). Le 24 mars 1867, d’après Le Figaro, la question est toujours en négociation. Le numéro du 29 mars 1867 annonce que José Dupuis a obtenu « les 30 000 francs d’appointements réclamés » par an. M. Gerpré, doublure de ce premier ténor, a obtenu 6 000 francs par an, et Mme Gerpré, doublure de La Grande-Duchesse, 20 000 francs par an. Hortense Schneider étant rémunérée à hauteur de 4 500 francs par mois, soit 54 000 francs par an (environ 1 188 000 euros).
Le 27 mars 1867, Le Figaro annonce la répétition des 4 actes avec orchestre et le souhait du directeur des Variétés de créer l’œuvre le 6 avril 1867.
Le 29 mars 1867, Le Figaro annonce le passage, difficile, de la pièce devant la censure. Le 30 mars 1867, Henri Meilhac et Ludovic Halévy font publier un courrier où ils assurent : « Nous n’avons au contraire qu’à nous louer – cette fois comme à l’ordinaire – de nos rapports avec MM. les membres de la commission d’examen. Nous sommes donc obligés de déclarer à l’avance que, si notre pièce ne réussit pas, ce sera notre faute et non la leur. »
Le 30 mars 1867, Le Figaro fait un compte-rendu de la fête organisée dans ses locaux, et raconte comment Jacques Offenbach, fin communicant, à la fin de la soirée « au lieu d’improviser [au piano] l’ouverture demandée, nous joua quelques morceaux choisis de la Grande Duchesse en répétition au théâtre des Variétés. »
Le 3 avril 1867, Le Figaro annonce la création au samedi 6 avril 1867. Le théâtre fait relâche dès le 3 avril 1867. Le 6 avril 1867, Le Figaro annonce la première pour le jour-même. Le 7 avril 1867, Le Ménestrel note : « La Grande-Duchesse de Gérolstein n’a pu être donnée hier aux Variétés. Ce sera pour cette semaine. » Dans son édition du même jour, Le Figaro explique : « Tout est prêt, tout est su, tout présage un vrai succès, mais les artistes, à commencer par mademoiselle Schneider et Dupuis, ont besoin de se reposer avant de livrer cette bataille qui doit être une victoire. » Le 8 avril 1867, Le Figaro annonce « Mardi [9 avril 1867], la Grande duchesse de Gérolslein, trois actes et quatre tableaux, de MM. Meilhac, Halévy et Offenbach, aux Variétés ». Le 9 avril 1867, la création est repoussée au jeudi 11 avril en raison d’une « indisposition de Dupuis ». Cette indisposition étant « une forte grippe », la première est repoussée au vendredi 12 avril 1867.
D'après le piano-chant publiée par Brandus et paru en 1867.
Les costumes sont dessinés par Draner.
Boum
Fritz à l'acte I
Fritz à l'acte I
Fritz à l'acte IV
Grog
Népomuc
Paul à l'acte I
Paul à l'acte II
Puck
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Dans ses carnets, Ludovic Halévy résume bien la réception du public lors de la création : « Le vendredi 12 avril à huit heures et demie, le rideau se levait aux Variétés sur le premier acte de La Grande-Duchesse de Gérolstein. (…) Dès les premiers mots et grâce, il faut le dire, à la verve incroyable de Couder [qui joue le général Boum], le feu se mettait à la salle et il ne s’est éteint que vers le milieu du second acte. Quel commencement ! Trop beau ! c’était trop beau ! Nous le sentions bien et nous étions à la fois ravis et effrayés de ce succès. Nous avions raison d’avoir peur. Le carillon de ma grand’mère est venu jeter de la glace sur cet enthousiasme et le troisième acte, avec la bénédiction des poignards, et les meules (ah que c’était mauvais), n’était pas de nature à remettre la salle en belle humeur. Et la pièce, après avoir commencé en grand succès, finissait à minuit et demi… il était difficile de dire comment. Les grands jugeurs de théâtre eux-mêmes étaient déroutés. Est-ce un grand succès ? est-ce un demi succès ? est-ce une chute ? Les avis étaient partagés et nos amis ne savaient que nous dire. »
À la première représentation, les couplets du général Boum au premier acte, et l’air à boire du deuxième tableau du troisième acte est bissé.
Eugène Tarbé note : « De ma vie je n’ai entendu rire et applaudir comme pendant ce premier acte », il « est rempli d’excellente musique ; peu importe si le genre est léger ; le talent est grand » mais il remarque qu’à « partir des couplets : Dites-lui qu’on l’a remarqué, chantés par mademoiselle Schneider avec une douceur exquise, la musique et la situation traînent un peu. » Il termine sa critique en conseillant : « La pièce est trop longue, et il y aurait aussi quelques coupures à faire dans la partition qui, très brillante et très mouvementée au début, devient un peu monotone à la fin. De très légers sacrifices consentis par les auteurs donneraient à leur nouvelle œuvre beaucoup plus d’éclat. »
« Après avoir fait cette critique de détail, il me reste à constater le très franc succès obtenu par ces habitués de la victoire MM. Halévy, Meilhac et Offenbach. De la gaieté, de la finesse et de la fantaisie, voilà leurs plus éminentes qualités. »
« Il est délicieux, ce premier acte, d'une fantaisie incroyable et d'une étincelante gaieté. C'est la charge la plus bouffonne qui puisse se rêver de la gloriole militaire, de ses plumets, de ses galons et de toutes ses fanfreluches. »
« La partition est une des plus lourdes que M. Offenbach ait écrites ; heureusement qu’elle n’est lourde que par la quantité de mélodies très-légères qui s’y trémoussent. »
« Il y fait chaud. Mais c'est très amusant, très joli et pas du tout canaille comme on le disait. »
Ludovic Halévy explique dans ses carnets les remaniements : « Les poignards et les meules, rien de plus simple que de les enlever. Cela fut fait dès le second jour, et notre dernier acte parut tout autre. Mais le carillon, comment nous en débarrasser ? Il finissait le deuxième acte, il le finissait mal, c’est vrai, mais il le finissait et un acte a besoin de finir. C’est là que mon père eut une idée triomphante. Vers le premier tiers se plaçait le trio de la conspiration : “Logeons-le donc et dès ce soir…”. Ce trio, merveilleusement chanté et dansé par Couder, Kopp et Grenier, avait fait un effet énorme le premier soir. Coupez le carillon et mettez le trio à la fin de l’acte, voilà le conseil de mon père. La chose d’abord nous paru impraticable et cependant, en deux heures de travail, nous en étions venus à bout… Nous avions même ajouté à l’excellente idée de mon père une idée aussi bonne : la rentrée de Schneider après le trio et la reprise de ce trio en quatuor. Ce changement a été essayé dès la troisième. Quel effet ! Plus qu’au premier acte. Nous étions sauvés. La Grande-Duchesse était un grand succès. »
Le Trio des conspirateurs et le Chœur des rémouleurs sont supprimés à la deuxième représentation, le Carillon à la troisième, permettant ainsi « un succès à tout casser » et 4 600 francs de recette pour le 16 avril 1867. La 8 représentation génère plus de 5 000 francs de recettes, les 60 premières représentations génèrent plus de 4 600 francs en moyenne. Cette moyenne passera à plus de 4 700 francs pour les 100 premières représentations.
Dès le 14 avril 1867, Le Figaro publie le texte du couplet du Sabre, puis le 18 avril le texte des couplets de La gazette de Hollande. Le 16 avril 1867, ce même quotidien publie la partition de La déclaration dans ses colonnes.
Le 21 avril, Le Ménestrel déclare que la pièce « est partie pour deux ou trois cents représentations » et, visionnaire, affirme déjà que les étrangers viendront à Paris non pour voir l’Exposition mais bien pour « admirer d’abord l’édition princeps et originale de ces grandes bouffonneries parisiennes ». Dans cet article, Gustave Bertrand s’enthousiasme : « Il me semble même que la musique offenbachienne triomphe plus follement que jamais et bat son plein. Elle n’avait encore rien eu d’aussi gai que le premier acte de la Grande-Duchesse. » Il poursuit : « Il y a bien du talent naturel partout dans cette musique endiablée (…). J’en dis autant du livret, où il y a des scènes du meilleur comique et bien des traits du meilleur aloi. »
Le 23 avril, les trois auteurs annoncent qu’ils versent 1 000 francs à la Caisse de l’association des artistes dramatiques « de la part des artistes des Variétés et du Palais-Royal (…), très faible témoignage de [notre] très grosse reconnaissance. »
Dès la fin avril 1867, des doublures sont prévues pour les rôles principaux. Le 26 avril 1867, la représentation est interrompue à la suite de la chute de Pierre-Eugène Grenier qui se brise la rotule du genou. Il est remplacé le lendemain par M. Aurèle puis par M. Hittemans.
Le 7 août, l’œuvre atteint sa centième représentation et reste tout l’été à l’affiche, les spectateurs continuant à braver la « chaleur accablante ». La dernière et 200 représentation à Paris a lieu le 30 novembre 1867, quelques jours après la création de Robinson Crusoé, nouvelle œuvre de Jacques Offenbach, créé à l’Opéra-Comique le 23 novembre 1867.
« Mlle Schneider est toujours l’héroïne accomplie de ces épopées carnavalesques ; sa voix est un peu fatiguée ; sa verve est infatigable » note Le Ménestrel du 21 avril 1867. Visitée par l’ensemble des têtes couronnées, Hortense Schneider sera assimilée a son rôle, Le Figaro écrira, par exemple : « La Grande-duchesse de Gérolstein, fatiguée des grandeurs, blasée sur les courbettes, est allée hier, – incognito – se promener à Bougival. Après un bain délicieux pris devant Maurice, la gracieuse souveraine est revenue à Paris, où elle a chanté de sa voix la plus fraîche l’opéra-bouffe en vogue. »
Le 25 avril 1867, l’empereur Napoléon III assiste à la représentation.
Le 13 mai 1867, c’est le prince de Galles qui assiste à la représentation. Ce même soir, le journal remarque « dans l’auditoire madame de Galliffet et madame la duchesse de Manchester ».
Le 1 juin 1867, c’est l’empereur de Russie et ses deux fils, venus pour l'exposition universelle, qui assistent à la représentation. Ils avaient fait réserver leurs places durant leur voyage, depuis Cologne ! et le 7 juin se retrouvent au café anglais pour un dîner avec le roi Guillaume Ier de Prusse, le comte de Bismarck, chancelier de Prusse et qui entra dans l'histoire sous le nom de (Dîner des Trois Empereurs)
Le 11 juin 1867, c’est le comte de Bismarck qui assiste à la représentation. Albert Wolff écrit : « Le ministre prussien s’est, d’ailleurs, amusé beaucoup ; il a, à plusieurs reprises, applaudi Hortense Schneider ainsi que les trois insensés commandés par le général Boum. »
Le 19 juillet 1867, le vice-roi d’Égypte assiste pour la troisième fois à la représentation de La Grande-Duchesse de Gérolstein.
Le 1 août, c’est le roi du Portugal, Louis Ier qui assiste à la représentation.
Le 6 août, c’est le roi de Suède, Charles XV et le grand-duc Constantin qui assistent à la représentation.
L'empereur François-Joseph d'Autriche fera figure d'exception en n'allant pas voir La Grande-Duchesse de Gérolstein durant ses passages à Paris. Jules Prével note dans Le Figaro : « Si l’empereur d’Autriche ne l’a pas honorée de sa présence, tout en s’étant fait deux fois annoncer, c’est que le temps lui a manqué, et que, d’ailleurs, il avait déjà vu à Vienne cette séduisante personne. »
Le 11 mai 1867, Le Figaro rapporte les propos de L’Europe qui annonce que la censure s’oppose à la représentation à Vienne de La Grande-Duchesse de Gérolstein parce qu’il s’agit d’une « une satire par trop sanglante de… l’armée autrichienne », vaincue l'année précédente par l'armée prussienne. Le 16 mai 1867, Le Figaro fait paraître la dépêche d’Hippolyte de Villemessant depuis Vienne : « Première Grande-Duchesse triomphale. – Offenbach rappelé, acclamé. – Conduisait. Sabre du père exalté. – Foule enthousiaste. » Dès le 1 juin 1867, Le Figaro propose un compte-rendu plus complet : « On voulait bisser tous les morceaux, et, si les artistes avaient cédé aux acclamations du public, le spectacle, qui a déjà dépassé de trente cinq minutes l’heure réglementaire de 10 heures, aurait fini à plus de 11 heures. Plus de deux cents figurants, soldats, dames de la suite de la grande-duchesse et une bande de musique militaire, occupent la scène au premier et au second actes, et le coup d’œil en est magnifique. Le carillon, qui a été supprimé à Paris à la fin de ce second acte, est dansé avec un grand entrain par les artistes, auxquels s’adjoignent des danseuses du théâtre : il a été applaudi avec enthousiasme. Jamais encore pareille fête n’avait été faite à Offenbach, qui a dû paraître six fois sur la scène, acclamé par la salle entière. »
Le 14 mai 1867, Le Figaro annonce que c’est le « théâtre des Galeries Saint-Hubert qui monte[ra] La Grande-Duchesse de Gérolstein » à Bruxelles. Le Figaro du 6 juin 1867 cite les comptes-rendus : « Même appréciation qu’ici pour le poème ; éloges unanimes du premier acte. Enthousiasme raisonné de la musique d’Offenbach. » En août 1867, Jacques Offenbach assiste à la 54e représentation où il est « reconnu et acclamé ». Le théâtre ferme le 15 août 1867 à la 70 représentation.
Durant l’automne, elle est créée à New-York, mais aussi à Baden-Baden, Copenhague, Liège et Londres.
Durant l'automne 1867, des productions de La Grande-Duchesse de Gérolstein sont montées à Bordeaux, Marseille, Toulouse, Lille, Lyon, Toulon, Rouen, Boulogne-sur-Mer, Nantes, Vienne, Strasbourg, Nancy, Montpellier, Grenoble, Metz, Versailles, Châlons-en-Champagne, Épernay et Vitry.
Vers 1720, au Grand-duché de Gérolstein (un pays imaginaire, bien qu'une ville allemande porte ce nom), gouverné par une Grande-duchesse d'âge mûr, soldats et cantinières s'affairent dans le camp, lorsqu'arrive Fritz, un jeune et beau soldat, triste de devoir partir à la guerre et de quitter sa bien-aimée Wanda.
Arrive alors le général Boum qui entend faire régner la discipline dans son camp en commençant par consigner Fritz. Une fois les soldats et le général partis, Fritz reste seul lorsqu'arrive Wanda, à qui il ne peut répondre en raison de la consigne. Heureusement pour lui, « la consigne ne défend pas d'embrasser » et c'est ce qu'il fait. Il est toutefois surpris par le général Boum.
Arrivent alors les soldats prêts pour la revue de la Grande-duchesse qui « aime les militaires » et est charmée par ce jeune soldat qu'elle nomme en très peu de temps et comme par caprice caporal, puis sergent, puis lieutenant, puis capitaine. Elle chante avec lui la chanson du régiment. Une fois les soldats partis, arrive le prince Paul, seigneur d'un pays étranger qui doit épouser la Grande-duchesse, laquelle ne semble pas pressée de l'avoir pour époux.
Paul lui exhibe une gazette de Hollande dont il est la risée en raison des incessants refus de la grande-duchesse qui se défile de nouveau, prétextant un manque de temps. Arrivent alors les soldats et les femmes qui leur disent au revoir. Fritz, devenu Général-en-chef sur un caprice de la souveraine, se voit remettre le sabre du père de celle-ci. Le prince Paul, le général Boum et le baron Puck, évincés par ces faveurs, jurent de se venger. Enfin l'armée s'en va, menée par Fritz.
Les demoiselles d'honneur de la Grande-duchesse reçoivent, de la part de l'aide de camp Népomuc, les lettres de leurs amoureux et apprennent que la campagne militaire est terminée. Fritz revient victorieux et narre ses exploits guerriers à une Grande-duchesse en extase. Celle-ci tente de lui faire comprendre de manière à peine voilée qu'elle l'aime, mais Fritz ne comprend absolument rien aux allusions de la Duchesse. Les trois conjurés peaufinent leur plan de vengeance, projetant d'attaquer Fritz en pleine nuit par un corridor secret qui servit autrefois de passage aux assassins du comte Max, amant de la grand-mère de la grande-duchesse. La Grande-duchesse les surprend et leur apprend qu'elle veut également participer à la conjuration, furieuse que Fritz lui préfère Wanda.
La Grande-duchesse et le général Boum chantent les grandes leçons d'un passé si semblable à leur actuelle conjuration. Arrivent les conjurés, au nombre de 18, parmi lesquels Paul, Boum, Puck et Népomuc. Survient alors un nouveau personnage, le baron Grog, de la cour du père du prince Paul, et c'est de lui que s'amourache immédiatement la Grande Duchesse qui finalement ne tient plus à se venger de Fritz dont on célèbre les noces. Par vengeance, le jour de ses noces, Fritz est envoyé combattre au beau milieu de la nuit, toujours avec le sabre du père de la Duchesse. Il ignore qu'il va rencontrer un vieil homme, cocufié par le général Boum, qui le guette pour lui donner des coups de bâton.
Au camp militaire, la cour se réjouit du mariage de la Grande-Duchesse et du prince Paul. La Grande-Duchesse chante une chanson à boire qui narre les histoires de son aïeul et de son célèbre grand verre. Fritz revient défait et bastonné de sa nouvelle et très brève campagne : il est la risée de tous. La Grande-Duchesse lui reprend tous ses titres civils et ses grades militaires pour les attribuer au baron Grog jusqu'à ce que celui-ci lui révèle qu'il a déjà une femme et quatre enfants. La Grande-Duchesse rend alors à Boum le panache, à Puck le pouvoir, accepte d'épouser le prince Paul et conclut : « quand on n'a pas ce que l'on aime, il faut aimer ce que l'on a ».
La pièce ayant trouvé sa forme définitive à la 3 représentation, la version piano-chant publiée par Brandus et parue en 1867 et dont la table est reproduite ci-dessous comporte des indications de changement. La version Offenbach Édition Keck (OEK), établie par Jean-Christophe Keck présente les trois versions principales : la version originelle qui correspond à peu près à la création ; la version parisienne, qui est la forme dans laquelle l'œuvre s'est stabilisée et a connu le succès ; enfin la version de Vienne.