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Aria: Là! vrai, je ne suis pas coupable

Compositeur: Offenbach Jacques

Opéra: La Belle Hélène

Rôle: Hélène (Mezzo)

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Voici le sabre de mon père. La Grande Duchesse. La Grande-duchesse de Gérolstein. OffenbachTamayo, mon frère, tu frappes l'écho. Vendredi. Robinson Crusoé. OffenbachDites lui qu'on l'a remarqué. La Grande Duchesse. La Grande-duchesse de Gérolstein. OffenbachJe n'sais pas quell' mouch'. La Nourrice. Geneviève de Brabant. OffenbachQuand tu me fis l'insigne honneur. Fragoletto. Les Brigands. OffenbachUne poupèe aux yeux d'èmail. Nicklausse. Les Contes d'Hoffmann. OffenbachMaître avait dit à Vendredi. Vendredi. Robinson Crusoé. OffenbachExaminez ma figure et remarquez mes yeux battus. La Duchesse Della Volta. La Fille du tambour-major. OffenbachBeauté qui viens des cieux. Vendredi. Robinson Crusoé. OffenbachAh! que j'aime les militaires. La Grande Duchesse. La Grande-duchesse de Gérolstein. Offenbach
Wikipedia
La Belle Hélène est un opéra bouffe en trois actes de Jacques Offenbach, inspiré du personnage de Hélène (en grec ancien Ἑλένη / Helénê), la fille de Zeus et de Léda, épouse du roi Ménélas. Le livret est de Henri Meilhac et Ludovic Halévy, et il fut créé à Paris au théâtre des Variétés le 17 décembre 1864.
C'est l'une des œuvres les plus connues d'Offenbach, elle apparaît dans les statistiques de Operabase comme le n 101 des opéras représentés en 2005-2010 ; elle est le 12 en France et la troisième œuvre d'Offenbach, avec 35 représentations durant la période.
À la suite du décret du 6 janvier 1864 sur la « Liberté des théâtres » qui supprime l’obligation de chaque établissement de rester dans son genre, les directeurs des théâtres parisiens cherchent à élargir leur répertoire. Dès le printemps 1864, le théâtre des Variétés, autrefois cantonné dans le Vaudeville, monte avec succès des œuvres lyriques comme La Liberté des théâtres ou le Joueur de flûte. Jacques Offenbach, de son côté, cherche à s’éloigner du théâtre des Bouffes-Parisiens avec lequel il est en conflit.
Le 12 juin 1864, Jacques Offenbach propose à Ludovic Halévy une idée de livret : « comme les Anglais [qui] envoient partout des correspondants en temps de guerre, on pourrait peut-être employer ce moyen pour notre Prise de Troie. ».
Depuis Ems, où il présente Le Soldat magicien le 12 juillet 1864 puis Jeanne qui pleure et Jean qui rit le 19 juillet 1864, il travaille sur la partition. Le 2 juillet 1864, il a presque finalisé le premier acte qui lui est « extrêmement bien venu » et demande à Ludovic Halévy de lui envoyer le second acte. Homme de scène, il lui précise le lendemain : « le premier acte qui est charmant ne nous donne (…) que l’exposition. Vous savez que les pièces vivent par les situations, vous le savez mieux que personne, donc intriguez. ». L’été n’est guère profitable à l’avancement de l’œuvre. Depuis Étretat, le 25 août, Jacques Offenbach se félicite d’avoir terminé le premier acte et de l’« effet immense » du finale pour lequel il n’a « presque pas changé un (…) vers » de ses librettistes. Le 3 septembre, il écrit à Ludovic Halévy : « Je brûle d’avoir le 2 acte d’Hélène ».
La lecture de la pièce a lieu le 7 septembre 1864 à Paris.
Fin septembre, Jacques Offenbach s’occupe de la troupe, il souhaite Hortense Schneider dans le rôle d’Hélène, Léa Silly pour le rôle d’Oreste, Henri Couder pour le rôle de Calchas – ce dernier créera en fin de compte le rôle d’Agamemnon.
En octobre 1864, la presse parisienne annonce la création pour l’hiver de L’Enlèvement d’Hélène : « une nouvelle parodie de l’antique, un pendant à Orphée aux Enfers ». Hortense Schneider, que Jacques Offenbach avait remarquée et qu’il avait recrutée pour les Bouffes Parisiens, est engagée par le théâtre des Variétés « à des appointements considérables ».
Le livret est traité par la commission de censure le 18 octobre 1864. Début novembre 1864, le bruit court que la censure a fortement modifié l’œuvre. Le Figaro indique que l’œuvre « n’a eu nullement à souffrir » et qu’il s’agit simplement de « quelques changements de mots ». En réalité, comme l’explique l’historien Jean-Claude Yon, le livret a fortement embarrassé la commission. Elle a demandé, par exemple, que « Pâris se voit promettre non plus “la plus belle femme du monde” mais “l’amour de la plus belle femme du monde” ». Avec ce type de changement, les censeurs ont rendu le livret « plus allusif. Forcée de se faire plus discrète, la sensualité d’Hélène n’en est que plus troublante. ».
Les répétitions commencent dès la mi-octobre 1864. Mi-novembre, la première est retardée. Les premières répétitions se font en l’absence des librettistes, Offenbach écrit à Ludovic Halévy : « [Hippolyte] Coigniard m’a dit que ça ne s’est jamais vu qu’un auteur s’éloigne au moment de mettre en scène une pièce. ».
Fin novembre, les journalistes utilisent le titre définitif : La Belle Hélène.
Le 16 décembre, Jacques Offenbach donne des dernières instructions à Ludovic Halévy : « qu’on fasse silence dans la coulisse » et lui demande de lui « dire comment cela a marché, s’il y a des coupures à faire. ». Il est vraisemblable que la suppression de la première partie du Jeu de l’oie (n 13) et de l’air de Pâris précédant le Duo (n 15) ait été faite avant la première.
La création a lieu le 17 décembre 1864 au théâtre des Variétés. Le succès est « vif le premier soir et foudroyant aux représentations suivantes » note Le Figaro.
Le Ménestrel note, à regret, que « la verve de M. Jacques Offenbach est intarissable » et que « bien des motifs [sont] destinés à devenir populaires ». Les critiques ne se trompent pas en disant de cette musique « charmante » qu’elle « fera trembler d’ici à huit jours les murs de la salle des Bals de l’Opéra ».
La presse s’enthousiasme pour l’ensemble des morceaux, sans parvenir à en sélectionner quelques-uns. « Il y a dans la Belle Hélène des finales développées et des petits morceaux courts déguisés en madrigaux burlesques, des pages pour les connaisseurs et des refrains pour la foule. ». « Un délire ingénieux, une furie spirituelle animent toute cette partition, une des meilleures d’Offenbach ; elle rayonne de joie, de succès, de popularité. » note Le Constitutionnel.
La sensualité latente, exacerbée par la censure, est aussi palpable dans la musique comme le note un critique qui décrit le duo de l’acte II (n 15) comme « un chef-d’œuvre de délicatesse érotique ».
M. Escudier note avec justesse la spécificité de la musique de Jacques Offenbach : « dans les scènes comiques, sa musique fait mourir de rire ; dans les scènes tendres ou passionnées, il atteint à une rare élévation de sentiment. ».
La Comédie se réjouit : « On a ri au dialogue et aux couplets, on a ri à tout. ». La pièce est appréciée car elle est « amusante » voire d’une « merveilleuse cocasserie ». La France musicale note d'ailleurs : « la pièce est écrite dans un français très élégant, l’esprit y abonde ».
Quelques titres de la presse déplorent, comme ils ont pu le faire avec Orphée aux Enfers, « le choix de certains sujets dépoétisés par la parodie. (…) L’Iliade et l’Odyssée sont tournés en ridicule ». « Ne serait-il pas temps d’en finir avec ces froides facéties qui rabaissent l’esprit du public, en l’accoutumant à railler le Beau et à huer le Sublime ? » interroge Paul de Saint-Victor dans La Presse.Théophile Gautier, Théodore de Banville et Jules Janin s'insurgent contre cette œuvre, que Théodore de Banville n'hésite pas à qualifier d'« œuvre de haine judaïque et israélite contre la Grèce des temples de marbre et des lauriers-roses ». Nestor Roqueplan, plus conciliant, voit dans La Belle Hélène « la plus belle galerie de caricatures, et la mieux composée pour couler à jamais l’antiquité, si elle n’était insubmersible. ».
L’ensemble de la troupe est largement remarqué comme étant « plus drolatiques les uns que les autres ».
Hortense Schneider, dans le rôle-titre, est particulièrement remarquée pour son grand « succès de beauté, de chant, de jeu fantaisiste ».
Le succès est au rendez-vous. La meilleure journée jamais obtenue aux Variétés est dépassée le lundi 2 janvier, avec une recette de 4 600 francs.
Début juin 1865, Le Figaro donne le compte-rendu du dîner pour la 150 représentation pour laquelle Jacques Offenbach invite 150 personnes, dont les interprètes de la pièce, à un souper chez Peter’s. D’après Jean-Claude Yon, La Belle Hélène s’arrête en réalité à la 143 représentation le 31 mai 1865.
Elle est reprise l’année suivante aux Variétés le 25 novembre 1865 et atteint la 197 représentation quand elle quitte l’affiche le 21 janvier 1866.
Fin février 1865, Jacques Offenbach part pour Vienne pour « diriger les répétitions de la Belle Hélène ». La première est donnée au Theater an der Wien le 17 mars 1865 devant un public frénétique : « c’est tout le public qui bouge : le parterre, les loges et les galeries veulent danser, on tapote du pied, on bat la mesure avec sa main, on fredonne les mélodies et chacun polke avec Monsieur Polkabach ». Pour cette création, l'adaptation du livret est confié à Camillo Walzel et à Julius Hopp. Le rôle d'Hélène est confié à Marie Geistinger qui remporte « un succès aussi complet que celui d'Hortense Schneider à Paris ».
La Belle Hélène est créée à Berlin en Allemagne le 13 mai 1865, en Hongrie en mars 1866 sous le titre de Szép Helena, à Londres en Grande-Bretagne le 30 juin 1866 , à Milan en Italie le 27 avril 1867et aux États-Unis, pour la version anglaise, le 13 avril 1868.
La première tchèque a eu lieu à Prague en 1875. La première australienne a eu lieu le 31 mai 1876 à Sydney au Royal Victoria Theatre.
Sur une place publique de Sparte, le peuple dépose des offrandes devant le temple de Jupiter. Calchas, le grand augure, regarde amèrement ces maigres offrandes composées essentiellement de fleurs. La matinée se poursuit avec la venue des pleureuses d’Adonis accompagnées par Hélène, reine de Sparte, qui demandent à Vénus « de l’amour, n’en fût-il plus au monde ! ». Survient alors, le jeune prince Oreste, fils d’Agamemnon, accompagné de jeunes femmes à la mode que Calchas réussit à renvoyer de peur qu’ils ne perturbent le sacrifice. C’est ensuite Pâris, le fils du roi Priam, déguisé en berger, qui arrive à Sparte et qui vient chercher « l’amour de la plus belle femme du monde » que lui a promis Vénus lors du concours du mont Ida. Calchas se plie à la volonté de Vénus et s’engage à l’aider à conquérir Hélène, la plus belle femme du monde. Justement, un concours est organisé pour découvrir « des gens d’esprit ». Les rois de la Grèce, Ajax Premier, Ajax Deuxième et Achille accourent suivis par Ménélas, époux d’Hélène et roi de Sparte, et par Agamemnon. Remportant les trois épreuves de la charade, du calembour et des bouts-rimés, Pâris dévoile son identité. Calchas fait alors entendre une prophétie : « il faut que Ménélas aille passer un mois… (…) dans les montagnes de la Crète ».
Dans les appartements de la reine, la belle Hélène reçoit Pâris qui s’impatiente : « voilà un mois que nous nous en tenons au marivaudage » lui déclare-t-il. Constatant que l’amour n’est pas suffisant, il lui fait savoir que la ruse sera le prochain moyen qu’il utilisera pour arriver à ses fins. À la fin de l’entretien, toute la cour et les rois arrivent pour jouer au jeu de l’oie. La partie se termine assez vite lorsque Calchas est pris en flagrant délit de tricherie, mais par sa diplomatie il parvient très rapidement à reprendre la situation en main. Fatiguée, Hélène se repose tout en souhaitant un songe lui permettant de voir le beau Pâris sans ternir la fidélité qu’elle doit à Ménélas. Malgré les nombreux gardes placés aux portes de l’appartement, Pâris arrive à entrer sous les apparences d’un esclave. Le rêve devient réalité, mais au moment où Pâris et Hélène s’embrassent, Ménélas, de retour de Crète, entre dans l’appartement. Appelant les rois et la cour à la rescousse, ils chassent Pâris de Sparte.
Sur la plage de Nauplie où la cour s’est installée, Hélène tente d’oublier l’épisode arrivé huit jours plus tôt. Ménélas demandant une explication, Hélène se défend et déclare avoir résisté à l’amour de Pâris. Vénus est en colère, les couples se défont, Agamemnon et Calchas demandent à Ménélas de s’immoler pour le bien de la Grèce. Celui-ci refuse, mais, pour sortir de l’impasse, il a fait venir le grand augure de Vénus. Ce grand augure, c’est Pâris déguisé, qui demande simplement à ce qu’Hélène aille à Cythère pour effectuer quelques sacrifices à Vénus. Ménélas accepte avec joie une solution qui ne lui coûte rien. Alors que la galère repart emportant Hélène, Pâris se fait reconnaître et déclare à Ménélas : « Ne l’attends plus, roi Ménélas, j’emporte Hélène, elle est à moi ! Je suis Pâris ! ».
Le piano-chant de La Belle Hélène est paru à Paris aux éditions Gérard en 1865. L’édition Alkor de 2008 « bénéficie des recherches de Robert Didion. On y trouve la scène du jeu de l'oie en entier [N°13], les couplets de Pâris précédent le Duo du rêve [N°15] et trois versions alternatives du finale de l'acte III. » Elle inclut donc des numéros que Jacques Offenbach a supprimé ou modifié lors des dernières répétitions.
Costume de Calchas par Draner (1864)
Costume d'Achille par Draner (1864)
Costume d'Ajax Ier par Draner (1864)
Costume d'Agamemnon par Draner (1864)
Costume de Ménélas par Draner (1864)
Costume de Pâris par Draner (1864)
Costume d'Hélène par Draner (1876)
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