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Aria: Voici des roses

Compositeur: Berlioz Hector

Opéra: La Damnation de Faust

Rôle: Méphistophélès (Basse)

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Voici des roses,
De cette nuit écloses.
Sur ce lit embaumé,
Ô mon Faust bien-aimée,
Répose!
Dans un voluptueux sommeil
Où glissera sur toi plus d'un baiser vermeil,
Où des fleurs pour ta couche ouvriront leurs corolles,
Ton oreille entendra de divines paroles.
Le vin de Syracuse. Somarone. Béatrice et Bénédict. BerliozCertain rate, dans une cuisine. Brander. La Damnation de Faust. BerliozDevant la maison. Méphistophélès. La Damnation de Faust. BerliozUne puce gentile. Méphistophélès. La Damnation de Faust. BerliozLa vendetta, oh la vendetta!. Doctor Bartolo. Les Noces de Figaro. MozartFacheux renseignement. Don Procopio. Don Procopio. BizetVoli colla sua tromba. Il Rè di Scozia. Ariodante. HaendelEt toi, Palerme (O tu Palermo). Jean Procida (Giovanni da Procida). Les Vêpres siciliennes. VerdiGià d'insolito ardore. Mustafa. L'italiana in Algeri. RossiniMadamina, il catalogo è questo. Leporello. Don Giovanni. Mozart
Wikipedia
La Damnation de Faust, op. 24, est une œuvre pour solistes, chœurs et orchestre du compositeur français Hector Berlioz. Inspirée du premier Faust de Johann Wolfgang von Goethe et sous-titrée « Légende dramatique en quatre parties », elle a été créée à Paris, à l'Opéra-Comique, le 6 décembre 1846. Le livret est une libre adaptation, par Almire Gandonnière et Berlioz lui-même, de la pièce de Goethe telle qu'elle avait été traduite par Gérard de Nerval en 1828. Le plan en est semblable, mais le découpage et la perspective d'ensemble diffèrent considérablement de l'original. De même que Goethe s'était emparé du Faust de Christopher Marlowe, Berlioz s'est emparé de celui de Goethe et en a fait une sorte d'autoportrait musical.
Trois fragments orchestraux en sont souvent joués indépendamment en concert : la Marche hongroise, le Ballet des sylphes et le Menuet des follets. D'autres passages sont également très connus : la Chanson de la puce et la Sérénade, chantées par Méphistophélès ; la Ballade du Roi de Thulé et la romance D'amour l'ardente flamme, chantées par Marguerite ; enfin l'Invocation à la nature, chantée par Faust.
Après un premier projet de ballet, Hector Berlioz entame en 1828 une mise en musique du premier Faust de Goethe, qu'il avait découvert, comme la plupart de ses compatriotes, grâce à la traduction que Gérard de Nerval venait de publier : les Huit scènes de Faust, op. 1 :
Ces Huit scènes de Faust sont publiées à compte d'auteur en 1829, et sont envoyées à Goethe, qui n’a visiblement pas répondu au compositeur.
À partir de 1830, donc très vite après leur composition, Berlioz se détourne de ces huit fragments.
Dès 1845, soit une quinzaine d’années après l’ébauche des huit scènes primitives, le compositeur s’intéresse à nouveau à Faust et rouvre la traduction de Gérard de Nerval, grâce à laquelle il avait pris connaissance du drame de Goethe. Il demande à un certain Almire Gandonnière de rimer quelques scènes, tandis que lui-même écrit des passages entiers du livret. Le manuscrit de la partition, conservé à la Bibliothèque nationale de France, indique :
« Les paroles du récitatif de Méphistophélès dans la cave de Leipzig, de la chanson latine des étudiants, du récitatif qui précède la danse des Follets, du Final de la 3 partie, de toute la 4 (à l’exception de la Romance de Marguerite) et de l’Épilogue, sont de M. H. Berlioz. »
Berlioz part en voyage en Autriche, Hongrie, en Bohême et en Silésie en octobre 1845 et ne cesse de travailler à la partition. Il intègre une partie des huit scènes primitives à sa nouvelle œuvre et met un point final à son retour à Paris, en octobre 1846.
La création par Hector Berlioz même à l'Opéra-Comique le 6 décembre 1846 est un échec, ainsi que la deuxième tentative le 20 décembre. Le manque de public provoque la ruine de l'auteur. Ce seront du reste les seules exécutions de La Damnation de Faust sur le sol français du vivant du compositeur.
Ruiné, Berlioz part en 1847 à l'étranger sur les conseils de Balzac. Il dirige son œuvre à Saint-Pétersbourg le 15 mars et à Moscou le 18 avril. On la joue à Berlin le 10 juin 1847, ce qui lance la carrière allemande de Berlioz, et à Londres le 7 février 1848.
Le 18 février 1877 Édouard Colonne et Jules Pasdeloup ressuscitent, chacun de leur côté, l'œuvre pour les Parisiens. Ces deux exécutions concurrentes sont le prélude à une série de concerts triomphaux tant au Châtelet (pour les Concerts Colonne) qu'au Cirque d'Hiver (pour les Concerts Pasdeloup).
Une version scénique, contestable et contestée (notamment par Debussy, qui ne débordait pourtant pas d'admiration pour Berlioz), sera proposée le 18 février 1893 à Monte-Carlo par Raoul Gunsbourg. Depuis lors, La Damnation de Faust a connu une double carrière, l'une au concert, l'autre à la scène.
À noter que le Chœur symphonique de Paris sous la direction de Xavier Ricour a tenté par deux fois une approche originale mêlant les 2 versions, le chœur amateur y chantait sur scène sans partition, les solistes évoluant au milieu des choristes (Cirque d'Hiver 1998, Châtelet 2009).
Le 8 décembre 2015 à l'Opéra Bastille de Paris, Alvis Hermanis essaye de situer l'histoire de Faust représenté sous les traits de Stephen Hawking (interprété par le danseur Dominique Mercy) dans le contexte d'une mission spatiale habitée vers Mars. Malgré la participation de stars comme Jonas Kaufmann, Sophie Koch et Bryn Terfel, la mise en scène est huée par le public.
Plaines de Hongrie. C'est le début du printemps sur les bords du Danube. Faust chante sa solitude au sein de la nature. Au loin, chantent et dansent des paysans (Ronde des paysans), puis paraissent des soldats se préparant au combat (marche hongroise ou Marche de Rakoczy).
Cabinet de Faust. Désespoir de Faust, qui s'apprête à avaler une boisson empoisonnée quand retentissent dans le lointain les chants de la fête de Pâques. Méphistophélès fait alors son apparition et propose à Faust de lui faire découvrir les plaisirs de l'existence.
Taverne d'Auerbach. Faust accepte de le suivre et, par un extraordinaire fondu enchaîné qui anticipe de plus de cinquante ans les techniques du cinéma, tous deux se retrouvent dans la taverne d'Auerbach, à Leipzig, où des buveurs ivres chantent leur joie. L'un d'eux, Brander, entame la Chanson du rat. Elle est suivie par une fugue parodique sur le mot Amen. Méphistophélès répond par la Chanson de la puce sous les vivats des buveurs. Seul Faust n'apprécie pas ce genre de plaisirs ; c'est un échec pour le démon.
Bords de l'Elbe. Un nouveau fondu enchaîné non moins saisissant que le précédent nous amène sur les bords de l'Elbe, où nous découvrons Faust endormi sur un lit de roses, avec à ses côtés Méphistophélès, qui demande aux sylphes de charmer sa victime puis lui fait voir en songe Marguerite.
À son réveil, Faust exprime son ardent désir de rencontrer la jeune femme. Méphistophélès l'invite alors à se joindre au cortège d'étudiants et de soldats qui va passer sous les fenêtres de celle-ci.
Chambre de Marguerite. Faust, caché derrière un rideau, contemple Marguerite qui chante la Ballade du Roi de Thulé. Tandis qu'elle s'endort, Méphistophélès fait irruption afin de l'ensorceler. Il exhorte les feux follets à se manifester (Menuet) puis chante en leur compagnie la Sérénade.
Pendant ce temps, Faust s'est introduit dans la chambre de Marguerite. La jeune fille tombe dans ses bras, mais Méphistophélès interrompt ce court moment de bonheur et entraîne Faust, obligé de quitter les lieux du fait de l'arrivée des voisins scandalisés par la conduite de Marguerite.
Complainte de Marguerite abandonnée. Méphistophélès rejoint Faust, abîmé dans la contemplation de la nature, et lui apprend l'incarcération de sa bien-aimée, accusée d'avoir tué sa mère (pour cacher ses amours avec Faust, elle lui administrait un somnifère qui s'est révélé mortel). Course à l'abîme, pandæmonium, triomphe de Méphistophélès.
Sur la terre. Faust tombe en enfer.
Dans le ciel. Chœur d'anges et d'esprits célestes qui accueillent Marguerite.
L'œuvre offre la particularité de comporter une partie chorale beaucoup plus développée que dans n'importe quel ouvrage lyrique contemporain, voire postérieur. Le chœur est en effet assimilé à un personnage. Il y a :
Les femmes chantent à deux voix, les hommes à quatre.
(Première partie, Allegro, noire pointée = 100)
(2 partie. Religioso moderato assai, noire = 69)
(Scène VI, Allegro con fuoco, noire = 160)
(Allegro, noire = 126)
[Chanson de Brander]
(Allegro ma non troppo, noire = 96)
(Andante)
(Allegro)
(Final, Allegro)
(Istesso tempo)
Reprise simultanée de Villes entourées de murs et remparts..., avec Jam nox stellata...
(3 partie, tempo di valse, suit la sérénade de Méphistophélès et son éclat de rire sec)
(Suit le trio et chœur de la scène XIX, Allegro, blanche = 116)
Holà ! Holà ! Ah ! Ah ! Ah !
(4 partie, Allegretto)
(Allegro, noire = 144)
(Maestoso, noire = 69 ; il s'agit d'un texte partiellement écrit dans la langue du diable)
[Les princes des ténèbres]
(Allegro vivace)
(Allegro, blanche pointée = 72)
(Andantino, avec le caractère du récitatif, noire = 76)
L'affreux bouillonnement de ses grands lacs de flammes,
(Maestoso non troppo lento, noire = 56)
(Moderato. Un peu moins lent.)
La date à laquelle les enregistrements ont été effectués est indiquée entre parenthèses.