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Aria: Al suon del tamburo

Compositeur: Verdi Giuseppe

Opéra: La forza del destino

Rôle: Preziosilla (Mezzo)

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PREZIOSILLA
Al suon del tamburo,
Al brio del corsiero,
Al nugolo azzurro
Del bronzo guerrier;
Dei campi al sussurro
S'esalta il pensiero!
È bella la guerra, è bella la guerra!
Evviva la guerra, evviva!

TUTTI
È bella la guerra, evviva la guerra!

PREZIOSILLA
È solo obliato
Da vile chi muore;
Al bravo soldato,
Al vero valor
È premio serbato
Di gloria, d'onor!
È bella la guerra! Evviva la guerra! ecc.

TUTTI
È bella la guerra! Evviva la guerra! ecc.

PREZIOSILLA
volgendosi all'uno e all'altro
Se vieni, fratello,
Sarai caporale;
E tu colonnello,
E tu generale;
Il dio furfantello
Dall'arco immortale
Farà di cappello
Al bravo uffiziale.
È bella la guerra, evviva la guerra!

TUTTI
È bella la guerra, evviva la guerra!

CARLO
presentandole la mano
E che riserbasi allo studente?

PREZIOSILLA
guardando la mano
Ah, tu miserrime vicende avrai.

CARLO
Che di'?

PREZIOSILLA
fissandolo
Non mente il labbro mai.
poi, sottovoce
Ma a te, carissimo,
Non presto fé.
Non sei studente,
Non dirò niente,
Ma, gnaffe, a me
Non se la fa,
Tra la la la!
Or tutti, sorgete. Lady Macbeth. Macbeth. VerdiAu palais des fées. Princess Eboli. Don Carlos. VerdiL'abborrita rivale...Già i sacerdoti adunansi. Amneris. Aida. VerdiLa luce langue. Lady Macbeth. Macbeth. VerdiO dischius'è il firmamento. Fenema. Nabucco. VerdiNon san quant'io nel petto… Non vo' quel vecchio. Giulietta di Kelbar. Un giorno di regno. VerdiCondotta ell'era in ceppi. Azucena. Il trovatore. VerdiNel di della vittoria...Ambizioso spirito. Lady Macbeth. Macbeth. VerdiUna macchia è qui tuttora!. Lady Macbeth. Macbeth. VerdiOh, chi torna l'ardente pensiero?...Più che i vezzi e lo splendore. Cuniza. Oberto, conte di San Bonifacio. Verdi
Wikipedia
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La forza del destino est une œuvre ou un mélodrame en quatre actes, de Giuseppe Verdi, avec un livret de Francesco Maria Piave, tiré de Alvaro o la forza del destino de Ángel de Saavedra.
En janvier 1861, Verdi répond à une demande du tsar Alexandre II de Russie, adressée par l'intermédiaire du ténor Enrico Tamberlick. Après avoir initialement envisagé un projet d'opéra sur Ruy Blas, il accepte, le 3 juin 1861, le drame de Rivas, Don Alvaro o la fuerza del sino, que lui soumet le théâtre impérial.
Le livret est confié à Francesco Maria Piave, et la partition composée entre juin et novembre 1861.
En décembre 1861, Verdi se rend à Saint-Pétersbourg pour les premières répétitions. La maladie de la soprano Emma La Grua prévue pour la création du rôle de Leonora et l'impossibilité de trouver une cantatrice à la hauteur pour reprendre le rôle amènent Verdi à envisager de rompre le contrat qui exige que ses œuvres soient chantées par les artistes de son choix. Finalement, un accord est trouvé pour un report à la saison suivante. Après six semaines de répétitions, au cours desquelles il parachève l'orchestration de l'opéra, celui-ci est créé le 10 novembre 1862 et connaît un triomphe de plusieurs semaines.
L'œuvre commence un tour d'Europe avant que Verdi n'en opère une profonde refonte, après la mort de Rivas : Piave étant entré en agonie, le livret est remanié par Antonio Ghislanzoni et la seconde création de l'œuvre a lieu le 27 février 1869 à la Scala de Milan. Dans cette seconde version, Verdi tend à plus de vraisemblance (remaniant notamment la fin de la pièce de Rivas, qui lui avait toujours déplu) et modifie de nombreux détails d'orchestration qui font toutefois regretter le caractère « pré-moussorgskien » de la version originale. Il gomme également tout ce qui pourrait rappeler son style ancien, ainsi que ses concessions au bel canto.
La première représentation complète eut lieu au Théâtre Imperial de Saint-Petersbourg, aujourd'hui connu sous le nom de Théâtre Mariinski, le 10 novembre 1862.
Ses débuts italiens eurent lieu au Teatro Apollo de Rome le 7 février 1863, sous le titre Don Alvaro avec Carlotta Marchisio et Barbara Marchisio. Le compositeur décrivit ainsi à Vincenzo Luccardi ce succès du 17 février : Si l'œuvre à Rome s'est assez bien passée, cela aurait pu être encore mille fois mieux si Jacovacci avait pu enfin se mettre en tête que, pour avoir du succès, il faut des œuvres adaptées aux artistes et des artistes adaptés aux œuvres. Évidemment, dans la Forza del Destino, il n'est pas nécessaire de connaître son solfège, mais il faut avoir de l'esprit, comprendre le texte et l'exprimer.
La deuxième version, pour laquelle Verdi a ajouté la célèbre symphonie, composé un final nouveau et apporté de nombreux autres changements dont la réécriture du livret sous la plume de Antonio Ghislanzoni, débuta avec succès au Teatro alla Scala de Milan le 27 février 1869. Même la fin était modifiée : dans la deuxième version, Don Alvaro survit à la mort de Leonora, quand la première version de l'œuvre se terminait, au contraire, sur le suicide d'Alvaro. Verdi écrivit ainsi à Opprandino Arrivabene le 1 mars suivant : Je suis rentré hier soir de Milan à minuit, mort de fatigue. Il faut que je dorme quinze jours d'affilée pour m'en remettre. À l'heure qu'il est tu dois avoir des nouvelles de la Forza del destino : cela a été une bonne représentation et un succès. Stolz et Tiberini superbes. Les autres bien. La foule, les chœurs et l'orchestre ont joué avec une précision et un feu indescriptibles. Ils avaient le diable au corps. Bien, très bien. J'ai aussi eu des nouvelles de la deuxième représentation : toujours bonne, même meilleure que la première. Les nouveaux morceaux sont une symphonie magnifiquement bien interprétée par l'orchestre, un petit chœur de ronde et un trio pour clôturer la représentation. Permets-moi de te serrer la main et d'aller dormir.
L'action se déroule en Espagne et en Italie, au XVIIIe siècle. Presque 18 mois s'écoulent entre le premier et le deuxième acte. Entre le deuxième et le troisième acte, quelques mois se passent ; et entre le troisième et le quatrième acte, cinq ans s'écoulent.
Donna Leonora di Vargas (soprano) et don Alvaro (tenor), pour contourner l'opposition à leur mariage du père de Donna Leonora, le marquis de Calatrava (basse), se préparent à fuir, la nuit venue, de Séville. Leonora, attachée cependant à son père, médite sur l'incertitude de sa destinée et dit adieu à sa terre natale. L'arrivée d'Alvaro fait s'évanouir ses derniers doutes, mais les amoureux sont surpris par le marquis qui, rentré de manière impromptue, renie sa fille et ordonne à ses serviteurs d'arrêter le jeune homme. Ce dernier, après s'être déclaré l'unique coupable, se dit prêt à subir le châtiment du marquis, et il jette à terre son pistolet, d'où part un coup de feu qui tue le vieillard. Les deux malheureux amants diparaissent dans la nuit.
Le frère de Leonora, don Carlo (baryton), décidé à venger la mort de son père, est à la recherche des amants. Arrivé à Hornachuelos, il se fait passer pour un étudiant auprès des clients d'une auberge, parmi lesquels se trouvent des pèlerins, la bohémienne Preziosilla (mezzosoprano), quelques soldats, un mulatier et Leonora elle-même qui, travestie en homme, va au monastère de la Vierge des Anges, où elle entend vivre en tant qu’ermite. À partir du récit de don Carlo, Leonora découvre que don Alvaro, qu'elle croyait mort, est toujours vivant, et elle craint pour sa sécurité : elle s'apprête donc à se retirer du monde avec une vigueur renouvelée.
Arrivée au monastère, la jeune fille se confie à la Vierge, en la priant de pardonner ses péchés, puis elle demande une audience avec le père Guardiano (basse), à qui elle révèle sa vraie identité et son souhait expiatoire. Le Père, indulgent et compréhensif, l'avertit quand même que la vie qui l'attend est remplie de privations, et il essaie de la convaincre, pour la dernière fois, de se retirer au couvent plutôt que dans une grotte misérable. Face à la constance de Leonora, il consent à l'accepter, il lui donne un habit, il appelle les moines au recueillement, lesquels maudissent quiconque osera enfreindre l'anonymat de l’ermite, ils s'adressent en chœur à la Madonne ("Virgine degli Angeli").
Nous sommes en Italie en 1744 près de la Velletri. Il fait nuit, la lutte fait rage entre les Espagnols et les soldats impériaux. Don Alvaro est capitaine des grenadiers espagnols et, ne pouvant pas supporter ses mésaventures, il espère mourir à la bataille. En réévoquant son passé d'orphelin, lui le fils descendant de la famille royale Inca, il repense à la nuit fatale où il a vu pour la dernière fois Leonora, et, convaincu que la jeune fille est morte, il lui demande de prier pour lui.
Soudain, il entend les lamentations d'un soldat en détresse, il court à son aide et lui sauve la vie : l'homme n'est autre que don Carlo, qui ne reconnaît cependant pas le jeune indien. Les deux hommes se jurent une amitié éternelle. Mais le lendemain, Alvaro lui-même est blessé et est transporté chez don Carlo. Alvaro, pourtant, confie à Carlo une valise avec une enveloppe scellée, contenant un secret qui ne devra jamais être révélé : à sa mort, il faudra brûler cette enveloppe.
Carlo jure de le faire, mais une fois seul, suspicieux suite à l'horreur ressentie par son ami au nom des Calatrava, il ouvre la valise, dans laquelle il trouve un portrait de sa sœur : ses soupçons se confirment, il défie don Alvaro en duel. Les deux hommes croisent déjà le fer quand surgit la ronde : Alvaro s'échappe et se réfugie dans un monastère. Dans le camp, la vie quotidienne reprend cependant : la bohémienne Preziosilla prédit l'avenir et encourage les soldats au combat.
Dans les environs du monastère Notre Dame des Anges, le Frère Melitone (baryton) distribue la soupe aux pauvres. Ces derniers, regrettant son attitude, regrettent l'absence du Père Raffaele, nom choisi par don Alvaro lors de son entrée au monastère.
Le père Raffaele est demandé par don Carlo, et après avoir découvert la cachette de don Alvaro, il le provoque encore en duel. Dans un premier temps, don Alvaro refuse l'affrontement, mais étant traité de couard et de mulâtre, il se prépare à croiser le fer avec lui.
Autour de la grotte où elle s'est retirée, Leonora, qui éprouve encore de l'amour pour don Alvaro, pleure sur son destin. Entendant soudain des bruits aux alentours, elle se réfugie dans sa grotte mais est reconnue par don Alvaro, qui, après avoir blessé don Carlo mortellement, cherche un confesseur pour l'assister. Terrorisée, Leonora appelle à l'aide mais sitôt reconnue de manière inattendue par le jeune homme, elle se prépare à le rejoindre. Elle n'est pas informée de la blessure de don Carlo, mais elle se précipite chez lui qui, toujours obsédé par son désir de vengeance, la poignarde. Le père Guardiano la rejoint et Leonora expire dans les bras de don Alvaro, en souhaitant le retrouver au ciel. Resté définitivement seul sur terre, il maudit de nouveau son destin.
L'orchestration de la Forza del destino correspond aux standards traditionnels de l'orchestration verdienne, à savoir :
À cet ensemble orchestral ordinaire, il faut ajouter une musique « de scène » composée pour 6 trompettes et 4 tambours.
Les numéros des morceaux renvoient à la version de 1869.
En dépit du succès qui l'a accompagnée à travers les années (au point qu'elle figure au célèbre "répertoire"), cette œuvre de Verdi emporte une malédiction qui circule (à mi-voix) dans le milieu de la musique, c'est-à-dire qu'elle porterait malheur. Cette thèse serait étayée par de nombreux motifs et de nombreux événements, qui se sont déroulés à certaines de ses représentations par le passé, certains sans importance et d'autres plus graves ou remarquables :
2014 Jonas Kaufmann, Anja Harteros, Ludovic Tézier, direction musicale de Asher Fisch, Bayerische Staatsoper - Martin Kuzej - Sony Classical