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Aria: All'invitto generoso

Compositeur: Rossini Gioachino

Opéra: Maometto II

Rôle: Maometto (Basse)

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Il mio piano è preparato. Podesta. La Pie voleuse. RossiniA un dottor dell mia sorte. Doctor Bartolo. Le Barbier de Séville. RossiniQuesta man. Giacomo. Eduardo e Cristina. RossiniVeiller sans cesse. Le gouverneur. Le Comte Ory. RossiniLa Calunnia. Don Basilio. Le Barbier de Séville. RossiniVado in traccia d'una Zingara... Ah! mia moglie!. Geronio. Le Turc en Italie. RossiniVegliar mai sempre. L'Ajo del Conte Ory. Le Comte Ory. RossiniSorgete sorgete. Maometto. Maometto II. RossiniMentre stava a testa ritta. Gamberotto. L'equivoco stravagante. RossiniIntendente..reggitor?. Don Magnifico. La Cenerentola. Rossini
Wikipedia
Maometto II ou Maometto secondo est un opéra en deux actes que Gioachino Rossini composa en 1820 sur un livret de Cesare Della Valle. L'œuvre, dont l'action se déroule dans les années 1470 pendant que les Turcs et les Vénitiens se font la guerre, avait été commandée par le Teatro San Carlo de Naples. Della Valle s'inspira de son drame en vers Anna Erizo. Le nom du rôle-titre, Maometto II, fait référence au sultan Mehmet II, conquérant de Constantinople qui vécut de 1432 à 1481.
Considéré « à certains points de vue » comme « l'opéra le plus ambitieux de Rossini », Maometto II n'a pas trouvé de public à Naples, et pour « mieux assurer le succès de l'opéra à Venise et à Paris, Rossini atténua peu à peu les éléments les plus audacieux de la partition ». Venise le vit pour la première fois en décembre 1822, puis traduit en français et considérablement modifié, l'opéra fut produit à Paris sous le titre Le Siège de Corinthe en 1826.
Jusqu'aux éditions critiques de Maometto II, l'intention première du compositeur demeurait obscure. Dans l'introduction d'une première version, les musicologues Philip Gossett, Patricia Brauner et Claudio Scimone signalèrent certaines des difficultés qu'il y avait à déterminer quelle avait été l'intention de Rossini :
« Par sa puissance dramatique extraordinaire et la noblesse de son contenu musical, Maometto II est aussi un opéra qui pose de nombreux problèmes de texte, car Rossini a apporté ses modifications successives sur la partition autographe elle-même. Fondée sur des copies de la partition remontant aux premières productions de chacune [des] versions, l'édition critique permet de rétablir le texte de la première version (Naples, 1820), fruit de l'intention première du compositeur. »
Une nouvelle édition critique a été établie par Hans Schellevis sous la supervision de Philip Gossett. Les premières représentations fondées sur elle furent données par le Santa Fe Opera (en) pendant la saison 2012.
Rossini composa l'opéra au moment de sa carrière où il commençait à n'écrire qu'un opéra par an, et l'œuvre fut produite presque un an après Bianca e Falliero, mais fut suivi très vite par Matilde di Shabran. Après avoir accepté la commande du Teatro San Carlo en mai 1820, Rossini commença à composer ce qui « allait être la plus ambitieuse de ses œuvres pour la scène italienne ». Il s'avéra que « la composition fut longue et laborieuse, les circonstances étant devenues inopinément tendues ». Dès le début de juillet 1820, divers bouleversements politiques menacèrent l'autorité du roi Ferdinand I ; ils empêchèrent les productions théâtrales et prolongèrent la composition. Pendant ce contretemps, Rossini « modifia le livret en accentuant l'aspect humain de la tragédie et en minorant les éléments politiques et natonalistes ».
La situation politique finit par être assez maîtrisée pour permettre la reprise de l'activité théâtrale, et la première représentation de Maometto II eut lieu après de nombreux retards au Teatro San Carlo à Naples le 3 décembre 1820. Cependant, l'opéra « ne fut pas très aimé par les Napolitains », car le compositeur « prenait une voie que le public de Naples était peu disposé à suivre ».
Les musicologues ont déterminé que de nombreux éléments de la partition de 1820 pour Naples s'écartaient des traditions de l'époque. Comme Philip Gossett l'a signalé, « l'opéra italien du début du XIX siècle s'insérait dans un système finement réglé de conventions musicales et dramatiques, dont Rossini avait élaboré et codifié un grand nombre dans ses opéras antérieurs ».
Certaines de ces nouveautés expliquent pourquoi le public napolitain rejeta l'opéra : dans cette œuvre, « Rossini porte son art très au-delà de ce que son public napolitain était capable d'assimiler » . L'une d'elles est le fait que l'acte 1 dure 90 minutes et ne contient que cinq sections, dont le "terzettone" (mot propre à Rossini qui signifie « gros terzetto »). Ce trio dure quelque 25 minutes et comprend « le départ temporaire de deux protagonistes, un coup de canon dérangeant, une manifestation de la consternation populaire et une prière ».
Un autre élément s'écarte de la finale conventionnelle de l'époque du bel canto, qui contenait d'ordinaire un rondo fleuri pour virtuose dans le cas d'une fin heureuse ou une cabalette dans celui d'une fin tragique : Rossini permet plutôt à la prima donna de montrer son art vocal durant 40 minutes sans jamais quitter la scène. À noter que dans la révision de 1822 pour Venise, Rossini remplaça cet élément par l'air « Tanti affetti in tal momento » de sa Donna del lago pour obtenir l'effet classique et donner une fin heureuse à son opéra. Une autre caractéristique de cet opéra, c'est qu'il ne comprend que cinq airs autonomes, dont seulement deux se terminent par une cabalette complète.
À Venise, l'opéra, dernière composition de l'auteur pour une maison italienne, « fut bien accueilli après que Rossini l'eut révisé pour les représentations […] de décembre 1822 au théâtre La Fenice ». Le compositeur avait toutefois dû y apporter une modification importante « en [lui] donnant une fin heureuse pour épargner la sensibilité des Vénitiens.
Se fondant sur les affirmations du librettiste de Venise, Philip Gossett explique que Rossini voulut « éliminer l'horreur de la catastrophe historique » par l'adjonction de cette fin heureuse et, pour ce faire, chargea un copiste de terminer l'opéra par le rondo « Tanti affeti in tal momento » (Tant d'affections, en un tel moment) de La donna del lago de 1819 et de supprimer ainsi la confrontation de Maometto avec Anna, sa découverte du mariage d'Anna avec Calbo et le suicide de la protagoniste. La révision de Venise comprend aussi de la musique de Bianca e Falliero. Maometto II fut présenté à Vienne et à Milan en 1823 et en 1824, puis à Lisbonne en 1826, avant de tomber dans l'oubli.
« Une grande partie de la partition de Maometto [fut adaptée] à un livret français » et mise en scène à Paris le 9 octobre 1826 sous un nouveau titre : Le Siège de Corinthe, les guerres entre les Grecs et les Turcs étant d'actualité dans les années 1820 (guerre d'indépendance et siège de Missolonghi).
Sous sa forme initiale, Maometto II disparut durant près de 150 ans. En 1976, le Metropolitan Opera « produisit ce qu'il appela L'assedio di Corinto, traduction italienne de la révision de la partition faite par Rossini en français ». Le Festival de Pesaro produisit une version de l'œuvre en 1985. La production du 17 septembre 1988 du San Francisco Opera fut considérée comme « plus fidèle à la version initiale de l'opéra de Rossini, mais elle était aussi très problématique ». En 1994, il n'y avait encore aucune mention d'une production britannique de l'œuvre.
En janvier 2004, l'ABAO présenta à Bilbao une version de l'opéra qui mettait en vedette Simone Alaimo (en) et June Anderson dans les premiers rôles. La version de Venise fut reprise à La Fenice en février 2005, tandis qu'une version établie par le chef d'orchestre Claudio Scimone fut donnée au Festival de Pesaro en août 2008.
Le Santa Fe Opera (Nouveau-Mexique) offrit le fruit d'une édition critique de Maometto II de 1820 en première mondiale le 14 juillet 2012. La distribution comprenait Luca Pisaroni dans le rôle-titre ; le soprano Leah Crocetto, Grand Prix des auditions du Conseil national du Metropolitan Opera (en) de 2010, en Anna ; le mezzo-soprano Patricia Bardon en Calbo et le ténor Bruce Sledge en Erisso. Sous la baguette de Frédéric Chaslin l'action fut transposée par David Alden à l'époque de Napoléon.
Le Garsington Opera présenta la première britannique de cette édition critique pendant la saison estivale en 2013.
Sources : Brochure accompagnant l'enregistrement de la version de 1820 par Philips et livret de l'opéra publié par La Fenice en 1823.
Le palais du gouverneur, Paolo Erisso
Après avoir fait tomber Byzance entre leurs mains, les troupes de Maometto II (Mehmet II) assiègent la colonie vénitienne de Negroponte (Chalcis) depuis deux mois. Maometto exige qu'elle capitule le lendemain.
Les Vénitiens tiennent un conseil de guerre, où les participants divergent sur le parti à prendre. Le jeune Calbo presse Paolo Erisso de poursuivre le combat et de défendre la ville, alors que le général Condulmiero veut capituler. Le consensus se fait autour de la poursuite des combats, et les troupes jurent allégeance à Calbo.
La chambre d'Anna Erisso
Sur la place de la ville, devant l'église
Les femmes se rassemblent, et à son arrivée, Anna apprend d'elles qu'un traître a permis aux Turcs d'entrer dans la ville. Elle fait une courte prière : "Giusto ciel !" (Dieu miséricordieux). Lors d'une courte apparition, Erisso n'accepte pas que les femmes se joignent aux soldats pour combattre les musulmans et, avant de partir vers la citadelle, donne un poignard à Anna pour qu'elle puisse se défendre au besoin. Les femmes se réfugient toutes dans l'église.
La ville, le lendemain matin
Maometto entre avec ses hommes dans la ville, qu'il semble bien connaître. Selim s'étonne de ce fait, mais son général ne lui en fournit pas d'explication. Des soldats reviennent et lui annoncent la capture d'Erisso et de Calbo. Les deux hommes sont amenés dans les chaînes. Maometto reconnaît leur vaillance, mais après s'être rendu compte qu'Erisso est le père d'Anna, il lui demande d'amener la garnison de la citadelle à se rendre avant qu'il ne les laisse regagner leur patrie. Erisso rejette l'offre par son silence, puis Anna et les femmes sortent de l'église au moment où l'on s'apprête à emmener les deux prisonniers pour les torturer.
Chaque personnage mesure la situation dans laquelle il se trouve : Anna se rend compte de l'identité de son amant imposteur ; Maometto est stupéfait de retomber sous l'emprise de son affection pour Anna ; et Erisso, tout aussi stupéfait, ne peut croire qu'elle ait pu tomber amoureuse du sultan. Chacun des autres personnages exprime aussi son angoisse ou sa surprise. Anna menace de se tuer si Maometto ne libère pas Erisso et Calbo ; il accepte. Même s'il doute qu'elle l'aime encore, il lui promet une vie de luxe à ses côtés.
Acte II
La tente de Maometto
Anna, qui a été amenée à la tente de Maometto, est entourée de jeunes femmes musulmanes qui l'exhortent à se radoucir envers lui. Indignée, elle les repousse et déclare sa détermination à s'échapper. Maometto entre à ce moment. Il comprend qu'elle éprouve des sentiments contradictoires après avoir découvert qu'il était l'Uberto aimé, mais il l'aime encore et désire qu'elle règne avec lui en reine d'Italie, avec son père et Calbo (qu'elle a présenté comme son frère) à leurs côtés. Elle le rejette en ces termes : « J'ai aimé Uberto, mais je hais celui qui m'a menti », puis explique qu'elle aurait honte de régner avec lui au détriment de sa patrie et éclate en sanglots.
Dans leur duo Anna, tu piangi? Il pianto pur non è d'odio un segno (Anna, tu pleures ? Pourtant, les larmes ne sont pas un signe de haine), Anna révèle ses sentiments contradictoires. Maometto déclare qu'elle sera sienne, et Anna répond : « J'aime, mais je serai ensevelie avant de céder à l'amour. »
La crypte sous l'église, où se trouve la tombe de la femme d'Erisso
Erisso et Calbo se cachent dans la crypte. Le premier est frustré de ne pas pouvoir combattre encore dans la citadelle. Il s'agenouille devant la tombe de sa femme et déplore de ne pas être mort pour ne pas être témoin des amours coupables de sa fille.
Près des murs de la ville
Erisso et Calbo se débarrassent des vêtements musulmans qui leur ont permis de quitter l'église par des passages souterrains.
Seule, Anna songe à sa situation dans l'aria Alfin compita è la metà dell'opra (Enfin, la moitié de mon œuvre est accomplie). Dans l'église, au-dessus (hors scène), un chœur de femmes prie : Nume, cui 'l sole è trono (Dieu, Toi qui a le soleil pour trône).
Les hommes de Maometto pénètrent dans la crypte, mais sont décontenancés par l'attitude d'Anna, qui les exhorte : Sì ferite: il chieggo, il merto (Oui, blessez-moi : je vous le demande, je le mérite). Maometto et ses capitaines arrivent alors et confrontent Anna. Maometto lui demande de lui rendre son sceau, mais après l'avoir informé qu'elle l'a donné à son père et a épousé Calbo, Anna se poignarde et meurt sur la tombe de sa mère.