Аirs
Duos...
Opéras
Cantates
Compositeurs
Switch to English

Aria: Mab, la reine des mensonges

Compositeur: Gounod Charles

Opéra: Roméo et Juliette

Rôle: Mercutio (Baryton)

Télécharger des partitions gratuites: "Mab, la reine des mensonges" PDF
N° 2 - Ballade de la Reine Mab

MERCUTIO
Mab, la reine des mensonges,
Préside aux songes.
Plus légère que le vent
Décevant,
À travers l'espace,
À travers la nuit,
Elle passe,
Elle fuit!
Son char, que l'atôme rapide
Entraîne dans l'éther limpide,
Fut fait d'une noisette vide
Parver de terre, le charon!
Les harnais, subtile dentelle,
Ont été découpés dans l'aile
De quelque verte sauterelle
Par son cocher, le moucheron!
Un os de grillon sert de manche
À son fouet, dont la mèche blanche
Est prise au rayon qui s'épanche
De Phbé rassemblant sa cour.
Chaque nuit, dans cet équipage,
Mab visite, sur son passage,
L'époux qui rêve de veuvage
Et l'amant qui rêve d'amour!
À son approche, la coquette
Rêve d'atours et de toilette,
Le courtisan fait la courbette,
Le poète rime ses vers!
À l'avare en son gîte sombre,
Elle ouvre des trésors sans nombre,
Et la liberté rit dans l'ombre
Au prisonnier chargé de fers.
Le soldat rêve d'embuscades,
De batailles et d'estocades,
Elle lui verse les rasades
Dont ses lauriers sont arrosés.
Et toi, qu'un soupir effarouche,
Quand tu reposes sur ta couche,
Ô vierge! elle effleure ta bouche
Et te fait rêver de baisers!
Mab, la reine des mensonges, etc.
Quel accent! quel regard. Ben-Saïd. Le Tribut de Zamora. GounodVénus même n'est pas plus belle!. Jupiter. Philémon et Baucis. GounodQuoi! c'est peu de perdre Pauline. Sévère. Polyeucte. GounodQu'ils sont doux. Sganarelle. Le Médecin malgré lui. GounodAu bruit des lourds marteaux d'airain. Vulcain. Philémon et Baucis. GounodAvant de quitter ces lieux. Valentin. Faust. GounodO Xaïma! daigue m'entendre!. Ben-Said. Le Tribut de Zamora. GounodO liberté. Alcée. Sapho. GounodVive la médecine. Sganarelle. Le Médecin malgré lui. GounodOn ne verra plus dans Paris tant de plumes ni de moustaches. Fontrailles. Cinq-Mars. Gounod
Wikipedia
Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.
Roméo et Juliette est un opéra en cinq actes de Charles Gounod, livret de Jules Barbier et Michel Carré d'après le drame homonyme de Shakespeare, créé à Paris au Théâtre-Lyrique le 27 avril 1867.
Un prologue permet au chœur d’introduire le drame à venir. Roméo Montaigu est amoureux de Juliette Capulet mais leurs familles, rivales, leur interdisent tout contact.
Roméo, Mercutio et quelques amis participent incognito au bal masqué qui se tient chez les Capulet. Mercutio chante la Ballade de la reine Mab. Vient la première réunion des amants qui sont instantanément épris l’un de l’autre, Roméo chante « Ange adorable » et s’ensuit un duo passionné. Tybalt reconnait Roméo, ennemi de sa famille, mais ne peut s’en prendre à lui à cause des règles de l’hospitalité.
L'acte deux reprend la fameuse scène du balcon. On y notera particulièrement l’air de Roméo (« Ah ! Lève-toi soleil »), le duo (« Ah ! Ne fuis pas encore ! ») et les adieux (« Va ! Repose en paix ! Sommeille ! »).
Le troisième acte est divisé en deux tableaux. Le premier se déroule dans la cellule de Frère Laurent où Roméo et Juliette sont mariés secrètement (« Ô pur bonheur »). S’ensuit, à l’extérieur de la demeure des Capulet, le duel où Tybalt trouve la mort des mains de Roméo qui venge ainsi son ami Mercutio. Pour terminer, Roméo est banni.
Roméo vient faire ses adieux à Juliette. S’ensuit le duo « Nuit d’hyménée, Ô douce nuit d’amour ». Les amants tardent à se séparer « Non, non, ce n’est pas l’alouette », « Ah ! Reste ! Reste encore dans mes bras » et finalement « Il faut partir, hélas ». Le père de Juliette veut la marier à Pâris. Elle n’ose dire à son père qu’elle a secrètement épousé Roméo et boit un philtre (« Buvez donc ce breuvage ») fourni par le moine, boisson la faisant tomber en catalepsie afin d'échapper à cette seconde union.
Roméo pense que son épouse est morte et a regagné Vérone pour la rejoindre dans la mort. Une fois dans le tombeau (« Salut, tombeau / Ô ma femme, ô ma bien-aimée »), il s’empoisonne mais alors qu’il agonise, Juliette se réveille. Comprenant la situation, elle se poignarde. Avec leurs dernières forces, ils chantent « Viens, fuyons au bout du monde ». L'opéra se termine, comme le drame shakespearien, par la mort des amants.
L'air de Juliette « Amour ranime mon courage », à l'acte IV, a connu une histoire tourmenté. Gounod compose initialement pour le personnage cet air selon une structure binaire lent / vif destiné à faire briller l'artiste chargée du rôle, aussi bien dans le cantabile que dans une expression plus héroïque. Dépassée par les exigence de cette page, Mme Carvalho le fait supprimer et exige la composition, à l'acte I, d'un air d'entrée virtuose. Ce sera l'Ariette en forme de valse, écrit d'abord en sol majeur puis transposé en fa majeur lorsque des voix plus lyriques seront chargées du rôles dès la fin du XIX siècle. L'air « du poison » ne sera interprété que furtivement dans les années 1880, tronqué de sa partie lente (« Viens ! ô liqueur mystérieuse »), avant d'être plus régulièrement chanté au XX siècle (toujours dans sa version abrégée). Les nombreuses éditions du piano-chant de l'opéra témoignent de l'histoire mouvementée de ce numéro.
Il existe une parodie Rhum et eau en juillet de Joseph Eugène Dejazet datant de 1867.