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Aria: Hier liegt, welch' martervolles Loos!

Compositeur: Weber Carl Maria von

Opéra: Abu Hassan

Rôle: Fatime (Soprano)

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Wird Philomele trauern. Fatime. Abu Hassan. WeberUnd ob die Wolke sie verhülle. Agathe. Der Freischütz. WeberWie nahte mir der Schlummer…Leise, leise, fromme Weise. Agathe. Der Freischütz. WeberArabien, mein Heimatland. Fatime. Oberon. WeberOzean! Du Ungeheuer. Rezia. Oberon. WeberDu gai soleil. Sophie. Werther. MassenetSi mostri a chi l'adora...Si, scordar saprò l'infido. Marchesa del Poggio. Un giorno di regno. VerdiDeh tu reggi in tal momento. Ninetta. La Pie voleuse. RossiniEuch Lüften, die mein Klagen. Elsa of Brabant. Lohengrin. WagnerQuanto ch'a me sian care. Teseo. Teseo. Haendel
Wikipedia
Carl Maria Friedrich Ernest von Weber (en français : Charles Marie Frédéric Ernest de Weber) est un compositeur allemand de musique romantique né le 18 novembre 1786 à Eutin, près de Lübeck, et mort le 5 juin 1826 à Londres. Il est l'auteur de deux des opéras les plus célèbres du répertoire romantique allemand : Der Freischütz (1821) et Euryanthe (1823).
Carl Maria von Weber est issu d'une famille vouée à l'art depuis longtemps. Son père, Franz Anton, se déclare baron de son propre chef. Il débute comme officier et finit comme directeur de différents groupes dramatiques obscurs. C'est néanmoins un excellent violoniste. Les cousines de Carl Maria, Josepha, Aloysia, Constanze et Sophie (filles du frère de Franz Anton, Franz Fridolin) atteindront une grande réputation comme chanteuses. Mozart, après avoir été éconduit par Aloysia, épousera Constanze, devenant ainsi cousin de Weber par alliance.
Carl est un enfant souffreteux, doté d'une maladie héréditaire de l'articulation de la hanche qui l'empêche de marcher avant l'âge de quatre ans. Il voyage néanmoins beaucoup et on lui enseigne très tôt le chant et le piano.
En 1798, Michael Haydn lui donne gratuitement des cours à Salzbourg. En mars de la même année, sa mère meurt. En avril, la famille visite Vienne avant de s'installer à l'automne à Munich. C'est là que Weber compose ses premières œuvres : six fugues, une messe et un opéra Die Macht der Liebe und des Weins (« Le Pouvoir de l'amour et du vin »), aujourd'hui disparu. Un ensemble de Variations pour le pianoforte composé un peu plus tard est lithographié par Carl lui-même, sur le conseil d'Aloys Senefelder, l'inventeur du procédé pour lequel lui et son père montrent un grand intérêt.
En 1800, la famille se rend à Fribourg-en-Brisgau, où Weber, bien que n'ayant pas encore quatorze ans, met en musique un livret du chevalier von Steinsberg, Das Waldmädchen, créé en novembre au théâtre de la ville. La représentation n'est pas un succès et le compositeur avouera lui-même plus tard que c'était une œuvre « très immature » ; elle est cependant reprise à Chemnitz, à Vienne et même à Saint-Pétersbourg où le manuscrit de cet opéra est retrouvé en 2000.
Carl retourne avec son père à Salzbourg en 1801, continuant ses études sous la direction de Michael Haydn. Il compose un nouvel opéra Peter Schmoll und seine Nachbarn, produit sans succès à Nuremberg, en 1803. Weber est placé sous la direction de l'abbé Vogler qui, au bout d'un an, le fait entrer comme maître de chapelle au théâtre municipal de Breslau. Sa vie est néanmoins tumultueuse : il contracte des dettes et perd sa voix en buvant accidentellement un acide utilisé en lithographie, manquant de mourir. Il entreprend la composition d'un opéra romantique, Rübezahl, mais abandonne finalement le projet (seuls subsistent un quintette et l'ouverture, réécrite en 1811 sous le titre Le Maître des Esprits – Der Beherrscher der Geister –).
Quittant Breslau en 1806, il devient intendant de musique au château du duc de Wurtemberg (branche protestante) à Karlsruhe en Souabe et professeur de musique de la jeune princesse Marie-Dorothée de Wurtemberg. De 1807 à 1810, il est secrétaire à Stuttgart du prince Louis en même temps que professeur de musique des jeunes princesses. La liaison de Weber avec la cantatrice Margarethe Land et les manipulations financières de son père lui font perdre ses fonctions et tous deux sont bannis. Le 27 février 1810, ils commencent une nouvelle vie à Mannheim.
Weber entreprend un singspiel en un acte, Abu Hassan, puis s'installe à Darmstadt pour être près de son vieux maître, l'abbé Vogler, et de ses compagnons d'études, Giacomo Meyerbeer et Johann Baptist Gänsbacher. Le 16 septembre 1810, il fait créer Sylvana à Francfort-sur-le-Main, mais avec un succès très mitigé. Abu Hassan est terminé à Darmstadt en janvier 1811, après de nombreuses interruptions et créé le 4 juin. C'est cette même année qu'il imagine l'une des œuvres romantiques les plus fondamentales pour la clarinette : le Concerto n 1 en fa mineur, op. 73, suivi le 25 novembre du Concerto n 2 en mi bémol majeur, op. 74. Ces deux œuvres ne seront publiées que bien plus tard, en 1822.
Weber entame une tournée en février, pendant laquelle il se lie d'amitié avec plusieurs personnes influentes, et obtient un succès en juin à Munich. Son père meurt à Mannheim en 1812. En 1813, il est nommé maître de chapelle national à Prague, fonction qu'il occupe avec succès jusqu'à l'automne 1816. Pendant cette période, il se concentre sur la musique pour piano-forte. L'état troublé de l'Europe lui inspire aussi ses meilleures pages patriotiques, dont les dix chansons Leyer und Schwerdt, sur des poèmes de Theodor Körner comprenant « Vater, ich rufe dich » et « Lutzow's wilde Jagd », ainsi que les chœurs de la cantate Kampf und Sieg, qui est présentée la première fois à Prague, le 22 décembre 1815.
Weber démissionne de son poste à Prague en septembre 1816. Le 1 décembre, le roi de Saxe Frédéric Auguste le nomme maître de chapelle à l'opéra de Dresde. Les opéras italiens donnés à la cour étaient alors supervisés par le jaloux et intrigant Francesco Morlacchi. Le roi, cependant, place les deux maîtres de chapelle sur le même niveau de titre et de salaire, ce qui permet à Weber d'exercer ses aptitudes d'organisation et de direction. Il écrit durant cette période la musique de scène de plusieurs pièces de théâtre : König Yngurd (1817) d'A. Müllner, Heinrich IV, König von Frankreich de Eduard Gehe et Lieb um Liebe de Anton Rublack (1818), et surtout son célèbre Rondo brillant en ré bémol majeur dit « Invitation à la valse » en 1819.
Il consacre peu à peu son attention sur une idée qui germe depuis longtemps dans son esprit : l'adaptation d'un conte populaire germanique qui lui semble parfait pour servir de véhicule à la nouvelle forme d'art qu'est l'opéra romantique, dont les canons ont été arrêtés par Ludwig van Beethoven avec Fidelio (1805). Weber avait mis en scène les cérémonies chevaleresques dans Sylvana et abordé le thème du surnaturel dans Rübezahl, mais les personnifications fantomatiques n'y étaient qu'évoquées. Mêlant les deux, Johann Friedrich Kind lui fournit le livret, intitulé Des Jägers Braut (La fiancée du chasseur), de ce qui va devenir son opéra le plus célèbre, Der Freischütz.
Il épouse entre-temps la cantatrice Carolina Brandt et compose la musique de scène du drame gitan de Pius Alexander Wolff, Preciosa. En raison des difficultés politiques à Dresde, Der Freischütz est créé à Berlin le 18 juin 1821. C'est un triomphe, tout comme à Vienne, le 3 octobre suivant, et à Dresde, le 26 janvier 1822. Cependant, sa place de maître de chapelle n'en est pas améliorée. Weber refuse des propositions tentantes à Berlin et Kassel (Louis Spohr obtint ce dernier poste). De même la composition de son opéra-comique, Die drei Pintos, n'avance pas (il finira par abandonner le projet en 1824, qui sera achevé par Gustav Mahler et créé en 1888).
Weber est en effet accaparé par un livret qui lui semble plus adapté au langage musical qu'il souhaite désormais développer : celui de Wilhelmine von Chezy, basé sur l'histoire d'Euryanthe telle que racontée au XIII siècle par le Roman de la violette de Gerbert de Montreuil, et les changements apportés notamment par le Décaméron de Boccace et de Cymbeline de Shakespeare. Loin des frayeurs surnaturelles du Freischütz, l'élément romantique est fourni par les manières chevaleresques du Moyen Âge, constituant un prototype du genre qui serait perfectionné vingt ans plus tard par Wagner dans Lohengrin. C'est ainsi l'un des tout premiers opéras allemands sans dialogues parlés, avec une tentative de fusion des arts. Les récitatifs y sont plus élaborés que dans l'œuvre précédente. Créé à Vienne le 25 octobre 1823, le rôle-titre est confié à Henriette Sontag.
À l'été 1824, Weber rencontre à Marienbad le directeur de Covent Garden, Charles Kemble, qui le convainc de composer un opéra en anglais d'après Le Songe d'une nuit d'été et La Tempête de Shakespeare. Oberon est créé le 12 avril 1826 à Londres sous la direction musicale de Weber, mais le compositeur n'est pas satisfait du livret, défiguré selon lui par les dialogues parlés abandonnés dans Euryanthe. Affaibli par la tuberculose, il entreprend néanmoins immédiatement la révision de la partition et l'adaptation du livret en allemand en revenant aux sources du poème de Christoph Martin Wieland, mais meurt brusquement le 5 juin 1826. Son corps est rapatrié en Allemagne et est enterré à l'ancien cimetière catholique de Dresde. La version allemande d'Obéron sera créée de façon posthume à Leipzig le 23 décembre 1826.
Carl Maria von Weber laisse 306 œuvres musicales.
Weber a composé plus de 90 lieder.
Dans le journal Gil Blas du 26 janvier 1903, Claude Debussy lui rendit un hommage appuyé : "Cet homme avait été inquiété, peut-être le premier, par le rapport qu'il doit y avoir entre l'âme innombrable de la nature et l'âme d'un personnage. (...) Tous les moyens connus de décrire musicalement le fantastique se trouvent en puissance dans le cerveau de cet homme. - Même notre époque, si riche en chimie orchestrale, ne l'a pas dépassé de beaucoup. (...) C'est par tout cela qu'il est devenu père de cette "école romantique", à laquelle nous devons notre Berlioz, si amoureux de couleur romanesque qu'il en oublie parfois la musique, Wagner, grand entrepreneur de symboles, et plus près de nous, ce Richard Strauss, à l'imagination curieusement organisée pour le romantisme. Weber peut avoir de l'orgueil d'une telle lignée, et se consoler dans la gloire des fils de son génie de ce que l'on ne joue plus guère que les ouvertures des œuvres précitées..."
La rue Weber, dans le seizième arrondissement de Paris, porte son nom depuis 1886.
Dans son roman La Dame aux camélias (chapitre 9), Alexandre Dumas fils fait jouer l'Invitation à la valse (Rondo brillant en ré bémol majeur) de Weber à Marguerite Gautier et à son ami Gaston.
Le final de l'ouverture de son opéra : Der Freischütz a été le générique de l'émission radiophonique La Tribune de l'Histoire Sur Paris-Inter puis France Inter de 1951 à 1997.
Dans la huitième strophe des Phares, poème VI de Spleen et Idéal, première partie des Fleurs du mal, Baudelaire mentionne Weber, seul musicien parmi les peintres et sculpteurs retenus.
Strophe 8
Delacroix, lac de sang hanté des mauvais anges,
Ombragé par un bois de sapins toujours vert,
où, sous un ciel chagrin, des fanfares étranges
passent, comme un soupir étouffé de Weber.